Manuel théorique et pratique du savonnier, ou l'art de faire toutes sortes de savons / par une réunion de fabricans, et rédigé par Mme. Gacon-Dufour et un professeur de chimie [J.S.E. Julia de Fontenelle].
- Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour
- Date:
- 1827
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Credit: Manuel théorique et pratique du savonnier, ou l'art de faire toutes sortes de savons / par une réunion de fabricans, et rédigé par Mme. Gacon-Dufour et un professeur de chimie [J.S.E. Julia de Fontenelle]. Source: Wellcome Collection.
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![ia4 la plus commune dans le pays. Je ne sais pas si pour le savon elle est préférable à celle de la pierre dure. En été, l’on met sur i5oo pesant de potasse, 12 a i3oo de chau.v; un peu j)lus en liiver. Pour faire le mélange, ou étend la potasse sur le pavé et on la brise avec des battes; on fait ,à part un monceau de chau.x vive, ijue l’on fait fuser en jetant un peu d’eau dessus; puis on la laisse reposer environ une demi-jour- née, plus ou moins, suivant la c[uantite de la chau.x; c’est de cette préparation de la chaux, et de sa quantité, que dépend (suivant les sa- vonniers) la bonté des lessives. La chaux étant bien fusée, on la mêle le mieiLX qu’il est j'ossible avec la potasse; on jette un peu de j)oussière de charbon de terre sur les outils, pour que la chau.x ne s’y attache point, et meme on en mêle un peu avec la ma- tière ]>our qu’elle ne fasse pas trop masse, et que l’eau ait plus de facilité à pa.sser au ti’avers. Ce mélange étant bien fait, on en renqjlit le der- nier bac. ^ Ces bacs, i, 2, 3, 4, 5, sont des esj)èces d’auges en maçonnerie formant à peu près in- térieurement un cujje de cinq pieds de côte. Il y en a cinq d’accolés les uns aux autres, sous chacun desquels est une citerne particulière. Ces citernes i, 2, 3, 4, 5, ont une mémo largeur que les bacs, mais elles sont plus lon- gues, afin qu’il puisse y avoir en avant une trape pour puiser la lessive qui s’y rend.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22029886_0138.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)