Sur le traitement et sur quelques particularités cliniques de la maladie de Basedow (goître exophtalmique) / par R. Vigouroux.
- Vigouroux, Romain, 1831-
- Date:
- 1887
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Credit: Sur le traitement et sur quelques particularités cliniques de la maladie de Basedow (goître exophtalmique) / par R. Vigouroux. Source: Wellcome Collection.
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![l’animal atteint de tétanos. Il est, ainsi que le virus de la rage, capable de devenir plus virulent par l’inoculation sous dure- méréenne de lapin à lapin et il peut être atténué par l’exposition à l’air pur et à une température convenable, pendant un temps suffisant. Le virus tétanique a aussi, comme celui de l’hydro- phobie, des effets beaucoup plus intenses, quand il est injecté sous la dure-mère, que lorsqu’on l’inocule sous la peau ou dans les muscles du dos. M. Shakespeare réserve ses conclusions en ce qui concerne les effets prophylactiques des inoculations de virus atténué; il ajoute enfin que le tétanos traumatique des espèces animales inférieures et de l’homme est un état morbide infectieux, spé- cifique, provenant d’un virus également infectieux et spécifi- que, qui existe dans les tissus ail siège de l’infection, dans le sang et dans le système nerveux central (I). REVUE EVHYGIÈNE V. L’inspection hygiénique et médicale des écoles ; par le Dr Mangenot. — Masson, 1887. VI. Traité d'hygiène militaire ; par Morache (7e édition, 1886). VII. Traité dhygiène publique et privée; par Bouchaedat (3e édition, 1887). VIII. Assainissement de Nice. Rapport au Conseil muni'- pal ; Par le Dr Balestre. — Nice, 1887, V. L’inspection hygiénique] des écoles, à 1 étranger, est restée plutôt hygiénique que médicale; elle s'occupe des bâtiments et du mobilier scolaires : dans quelques villes seulement cette inspection comprend aussi l’examen de l’enfant sain et de l’enfant malade, et recherche les affec- tions contagieuses et parasitaires. En France, comme le montre le Dr Mangenot, une organisation sérieuse de l'ins- pection médicale des écoles n’existe pas, sauf dans quel- ques villes où elle a donné d’excellents résultats. VI. Le lecteur trouvera dans cette deuxième édition de précieux renseignements sur un grand nombre de ques- tions d’hygiène militaire ; nous recommandons les chapi- tres relatifs à la construction des casernes, au vêtement et à l’équipement et à l’alimentation du soldat. Le livre V, sous le titre de la Vie militaire, comprend l’étude de tou- tes les situations et de tous les modificateurs qui peuvent influer sur la santé du soldat, dans des conditions sensi- blement différentes de celles de la vie civile. La désinfec- tion est traitée spécialement à propos de chacun des mi- lieux où on la peut appliquer. VIL Nous n’avons pas à analyser ici l’important traité d’hygiène du professeur Bouchardat, dont la troisième édition vient de paraître Signalons seulement les nou- veaux chapitres sur le choléra asiatique et sur l’atténua- tion des virus des maladies contagieuses : le traitement de la rage d’après la méthode Pasteur y est clairementexposé. VIII. L’auteur étudie les différents systèmes qui pour- raient être employés pour débarrasser une ville de ses matières fécales. La fosse fixe est condamnée de tous. Le système Berlier coûte trop cher et nécessite l’emploi des machines. Le tout à l’égout revient à un prix énorme ; il nécessite des frais d’entretien considérables; il exige l'em- ploi de machines et il absorbe beaucoup d’eau. Le projet proposé par le Dr Baleslre pour la ville de Nice est un se- parate-system fonctionnant non par l’emploi de machines mais par la pente. Les déjections sont rapidement chas- sées hors des habitations : les eaux ménagères suivent la même voie et favorisent l’entraînement des matières féca- les; les eaux pluviales sont complètement séparées. A.M. (1) Nous devons la traduction de ce travail, paru dans le Bri- tisch medical Journal à notre collaborateur, M. Isch-Wall, interne des hôpitaux. NUMÉRO DES ÉTUDIANTS — Nous prions instamment tous nos lecteurs et toutes les personnes intéressées de bien vouloir nous adresser les renseignements qui les concernent avant le 30 Octobre. CORRESPONDANCE Lettre de Vienne. — Congrès international d’hygiène et de démographie. Vienne, le 12 Octobre 1887. Monsieur et cher Directeur, Les dernières séances du congrès ont été marquées par le triomphe des idées et des doctrines de Pasteur. Les adver- saires de notre grand savant lui ont enfin rendu justice. Le succès est à peu près complet et tout esprit impartial recon- naîtra à la lecture des documents qui ont été produits de quel côté se trouve la vérité. Ceux-là même qui attaquaient avec violence la pratique des vaccinations ont battu en retraite et s’ils ne déposent pas les armes c’est que, par amour-propre, ils tiennent à défendre leurs derniers retranchements. Le prin- cipe triomphe, qu’importe le reste ! Le sixième congrès d’hygiène n’aura pas été sans utilité pour la science et j’ajouterai volontiers pour la France. Chaque triomphe pacifique remporté sur le terrain international de la science doit être noté avec soin; c’est ainsi que l’influence française reprendra petit à petit la grande place qu’elle occu- pait jadis en Europe. Nous pouvons dire avec une certaine fierté qu’aux yeux de tous la science française a prouvé qu’elle savait marcher à la tête du progrès. Un petit événement de date récente, a produit une certaine émotion dans le monde médical de Vienne. Le Ministre de l’Instruction publique vient de prendre une mesure disciplinaire qui est d’autant plus discutée qu’elle frappe un médecin sym- pathique connu par ses travaux. Le Dr. Lustgarten, assistant du professeur Kaposi, a été révoqué purement et simplement à la suite d’un incident fâcheux qui aurait dû se terminer autrement. La cause de cette révocation est l’antagonisme, qui existe aussi bien en Autriche qu’en France, entre les médecins et l’ad- ministration des hôpitaux. Le Dr Lustgarten qui remplace en ce moment le professeur Kaposi avait signé la passage d’un de ses malades dans une salle de chirurgie. Ce passage était urgent et justifié par l’état du malade qui du reste a dû subir une opération chirurgicale. Monsieur le Directeur crut cepen- dant devoir faire, en présence de l’infirmier qui lui portait la pancarte, certaines réflexions désobligeantes pour M. Lust- earten. Ces propos furent naturellement rapportés à l’assistant de Kaposi. M. Lustgarten envoya immédiatement au direc- teur. par le même infirmier une lettre non cachetée. Cette missive, dont on ne connait pas exactement les termes, était écrite sous l’influence de la colère, c’est dire qu elle devait être très violente. Et la meilleure preuve est que le Minist-e de l’Instruction publique, qui reçut communication de cette lettre, n’hésita pas à signer la révocation de M. Lustgarten. Cette mesure a soulevé bien des protestations ; M. Bohm, le Directeur de l’hôpital général a des allures dictatoriales qui sont loin de lui attirer les sympathies du corps médical. Le professeur Billroth, après une longue absence, a fait sa leçon d’ouverture le 10 octobre. Plus de cinq cents étudiants se pressaient dans l’amphithéâtre du grand chirurgien de Vienne et, dès qu’il apparut, il fut accueilli par des tonnerres d'applaudissements. Cette ovation plus chaleureuse que de cou- tume s’expliquait par la joie que ses élèves devaient éprouver en le revoyant en bonne santé, après une maladie qui avait ins- piré des inquiétudes les plus vives à ses amis et à ses admi- rateurs. J’ai eu aussi la bonne fortune d’assister aune leçon clinique du professeur Albert. Le rival du professeur Billroth parlait devant plus de trois cents étudiants et tout le monde était sous le charma de cette parole facile, élégante, chaleureuse du pro- fesseur Albert. Son succès est toujours grand, parce qu’il ne dédaigne pas de traiter les sujets les plus élémentaires, et il le fait avec une éloquence et une science incontestables. En quittant la clinique du professeur Albert, j’ai été rendre visite au Dr Maydl. C’est un homme de 35 ans environ, de taille moyenne et d’un abord un peu froid, quoique très poli. Le Dr Maydl est un élève distingué du professeur Albert et il réunit les qualités de son maître et celles de Billroth. Il a le coup d’œil rapide de celui-ci, la science et l’habileté d’Albert,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22325438_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


