Les métaux dans l'antiquité : origines religieuses de la métallurgie, ou les dieux de la Samothrace représentés comme métallurges d'après l'histoire et la géographie; de l'orichalque, histoire du cuivre et de ses alliages, suivie d'un appendice sur les substances appelées électre / Par J.P. Rossignol.
- Jean Pierre Rossignol
- Date:
- 1863
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Credit: Les métaux dans l'antiquité : origines religieuses de la métallurgie, ou les dieux de la Samothrace représentés comme métallurges d'après l'histoire et la géographie; de l'orichalque, histoire du cuivre et de ses alliages, suivie d'un appendice sur les substances appelées électre / Par J.P. Rossignol. Source: Wellcome Collection.
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![nombres des Dactyles ; mais elle laisse subsister le fait que nous voulions montrer. Ces sortilèges, qu’ils pouvaient envoyer et rompre à volonté, firent attribuer plus tard aux Dactyles l’invention des lettres Ephe'siennes. « On rapporte, « dit Clément d’Alexandrie, que parmi les Dactyles « Idéens il y en eut quelques-uns des premiers « qui furent habiles, auxquels on attribue Finven- cc tion des lettres dites Ephésiennes. — Ttvèç tûv cc ’l^aiwv AazTuT^wv <jo(poé; Tivaç TrpwTOuç yeveaOai. Twsyoudiv, c( elç oiiç 71 T£ Twv ’E<p£Gt(ov XsyopLSvcùv ypa(/.(/.aTwv eupsctç (( ava^£p£Tai\ » Les deux superstitions se valaient. Les lettres Éphé- siennes étaient des caractères ou des mots magiques, dont la vertu détournait ou arrêtait les malheurs, et que l’on portait comme des amulettes, w Les magi- « ciens, dit Plutarque, ordonnent à ceux qui sont « possédés des mauvais Génies, de parcourir et de « nommer en eux-mêmes les lettres Ephésiennes. — « Oi p.ayoi Toùç ^atp.ovi^op.fivouç >C£7;£you(7t Ta ’E^ficta ypocpL- « [i-aTa TTpoç auToùç )caTa‘X£y£iv zal ovo[j!.a^£tv^. » Hésycbius, qui nous a conservé les six noms, dont la réunion formait les lettres Ephésiennes^ en cite un, qui est celui d’un Dactyle, Damnaménée, qu’il inter- prète par le soleil', a Aap!.va[;.£v£uç ^è, 7]li.oç®. » La pré- sence de ce nom est le cachet de la découverte. Pour ce qui est de l’interprétation, on conçoit que les sym- bolistes des âges postérieurs aient attribué, en vertu de l’étymologie, la qualification de Damnaménée au 1. Strorn., I, p. 360, ed. Pott. 2. Sympos.j VII, 5, t. VIII, p. 823, ed. Reisk. 3. V. ^Ecpsffia Ypocf/.p.aTa. I](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24861960_0045.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


