Aperçu historique de l'ophthalmie militaire portugaise : suivi de considerations sur la voie d'introduction de cette maladie et de sa diffusion dans l'armée, ainsi que d'une note sur un nouveau traitement des granulations / par J.-A. Marques.
- Marques, J.-A.
- Date:
- 1857
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Credit: Aperçu historique de l'ophthalmie militaire portugaise : suivi de considerations sur la voie d'introduction de cette maladie et de sa diffusion dans l'armée, ainsi que d'une note sur un nouveau traitement des granulations / par J.-A. Marques. Source: Wellcome Collection.
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![glaise et française, lors de leur séjour dans ce pays. Ainsi, rarmce anglaise, à son retour, a presque cessé de souffrir jusqu'en 1805, et l'armée française était, et s'est maintenue dans des circonstances encore plus heureuses, à en juger par le silence des médecins mili- taires de ce pays. D'un autre côté, quelle a été l'origine égyptienne de tant d'épidémies calarrliales dégénérées, de véritables opliihal- niies granuleuses, maintes fois observées, comme nous l'apprennent les médecins belges, et parmi eux M. Hairion? Mais nous ne nous arrêterons pas plus longtemps à la recherche de faits de cet ordre; il faut nous borner à ce qu'on déduit de l'examen de l'histoire de rophthalmie dans le Portugal. Nous pensons qu'en admettant la source caiarrhale dans une constitution médicale, ou, si l'on veut, dans le génie épidémique qui a agi de préférence sur des individus prédisposés par leur profession et des conditions de circiimfusa propres aux casernes, on sera arrivé à l'op'nion la plus probable sur ce sujet. Pour ce qui est du maintien et de la diffusion de l'ophihalmie dans l'armée portugaise, le fait de la contagion nous suffit, indépendam- ment dé la constitution médicale, mais la contagion favorisée par des conditions particulières dont nous aurons à parler. Il va sans dire, cependant, que nous ne nions pas la contagion comme pouvant être la source de l'ophihalmie dans quel(|ues pays, ainsi que l'a établi tout récemment M. Bendz pour l'armée de Danemarck (1), et encore comme l'a prouvé M. Decondé à l'égard de plusieurs autres armées. Pour considérer les choses de celte manière, nous employons les termes — épidémie et contagion — dans l'acception généralement reçue, sans faire attention à toutes les discussions que ces deux termes ont fait naître entre les hygiénistes; c'est-à-dire, nous nous conten- tons des faits qui, dans le premier cas, — l'épidémie, — consistent dans l'apparition de beaucoup d'individus affectés de la même mala- die, en même temps, dans le même lieu, à la suile d'une cause géné- rale, et pour le second, — la contagion, — dans la transmission de la maladie d'une personne à une autre. Le fait de la transmission de l'ophlbalmic est aujourd'hui entière- ment reconnu en Portugal. L'expérience a éclairé les moins crédules (I) Annales d'oculislirinc,a\r]\ IStj.'i.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21634129_0051.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


