Aperçu historique de l'ophthalmie militaire portugaise : suivi de considerations sur la voie d'introduction de cette maladie et de sa diffusion dans l'armée, ainsi que d'une note sur un nouveau traitement des granulations / par J.-A. Marques.
- Marques, J.-A.
- Date:
- 1857
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Credit: Aperçu historique de l'ophthalmie militaire portugaise : suivi de considerations sur la voie d'introduction de cette maladie et de sa diffusion dans l'armée, ainsi que d'une note sur un nouveau traitement des granulations / par J.-A. Marques. Source: Wellcome Collection.
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![nieiils ont été remarqués par tous les chirurgiens militaires qui ont eu à traiter cette maladie; mais M. Sa Mendes les a lait connaître à diiïéieiites fois, tout en donnant la préférence au crayon vie nitrate d'argent (1). Les essais continuèrent pourtant, dans le but de trouver un traitement plus profitable des granulations conjonclivales, et l'occasion s'est présentée d'expérimenter un procédé, que nous avions rencon- tré dans les lectures professées à Londres par M. France, du Guy 's liospiial. De ces lectures nous avons fait quelques extraits dans VEscholiaste medico, spécialement sur ce qui appartenait au traite- ment des granulations, de l'opbthalmie purulente, de l'irilis syphili- tique, etc. (2). Ce fut M. Sa Mendes, qui eut le mérite de vérifier dans sa vaste pratique le traitement vanté] par le chirurgien du Guy 's hospilal, et le résultat a été si heureux, que le procédé de M. France est resté depuis cette époque dans la pratique. Les scarifications oculaires, vous le savez, Messieurs, ont été tour à tour préconisées et abandonnées, depuis Hippocrate, le premier qui en ait parlé. Pour les granulations, ce traitement chirurgical a été même recommandé dans plusieurs cas spéciaux par M. Hairion(5), et encore par M. Siebel, lors de la publication des premières livraisons de son Iconographie ophlhalmologique (4). Mais le procédé de M. France en diffère par la généralisation, par le nombre des inci- sions, par leur direction, par l'application immédiate d'un cathéié- tique, et enfin par le moyen qu'il emploie dans de certaines cir- constances, c'est-à-dire, la division de l'angle externe de l'œil. Ces scarifications oculaires, selon la manière adoptée par M. France, ne méritent rien moins que le nom de saignée de l'œil, avec la diffé- rence qu'elles sont faites presque toujours sur les conjonctives pal|)ébrales, au lieu de couper les vaisseaux de la conjonctive bul- baire, comme M. Desmarres le pratique avec tant de succès dans d'autres circonstances. Pour mettre le Congrès à même de juger cette manière de traiter (1) Voyez encore le mémoire cité. (2) Ns 25, ai Cl 27 de la 2« série l8y/(. (3) NoiLuelks considéralioHs /iralifiucs xitr l'oplitlialmie dv l'uvmh\ .1 n hivvs hclf/cx de médecine mililaire, l. Ile. (-i) Voyez l'arlicle Trailemenl de rnphlh(diiiie //rniiiilnirc.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21634129_0062.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


