Le docteur Alphonse Milcent et l'école de J.-P. Tessier / par Jules Davasse.
- Jules Davasse
- Date:
- 1874
Licence: Public Domain Mark
Credit: Le docteur Alphonse Milcent et l'école de J.-P. Tessier / par Jules Davasse. Source: Wellcome Collection.
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![- la plupart de leurs professeurs, Rayer, Moquin-Tan- don, Tardieu, Sée, Dolbeau ; et, par une opposition SYS- témalique, à de certains moments, jusqu'à ceux-mêmes qui réflétaient le plus l’esprit de la Faculté nouvelle, Gavarret, Robin lui-même. Ces convulsions répétées étaient bien le signal de l’agonie. Milcent écrivait, racontant ces orages : «Aabent sua fata libelli, a dit le poëte ; comme les livres, les écoles ont leurs destinées, et celles de la Faculté sont en train des’accomplir. Lorsqu'il y a dix ou douze ans, la voix méconnue de quelques pro- serits s'élevait contre elle et signalait son injuste intolérance et les suites funestes de son déplorable enseignement, elle était toute puissante, entourée de respect; c'était à qui la comblerait le plus d’hommages et de louanges : personne n’eût osé s'attaquer à cette puissance incontestée. Et cependant, l'heure de la décadence avait sonné. Le jour était proche, où ses propres enfants, ses élèves, ses soutiens naturels, la presse médicale tout entièreallaient proclamer sa déchéance ; où ses séances de rentrée ne seraient plus pour elle qu’une ignominieuse épreuve, qu'une occasion d'insultes à son autorité, qu’une scandaleuse bacchanale; où la parole de ses profes- seurs et de son Doyen parlant, le chefnu, devant des têtes couvertes serait étouffée par des huées, des ricanements, par des cris d’ani- maux; où son grand amphithéâtre, dans lequel Bérard enseignait naguère, au milieu d’un respectueux silence, que l’homme n’est qu’un animal], allait être envahi par le bruit, les cris, les chants, la fumée des estaminets et retentirait de cette clameur sauvage : Vive le matérialisme ! » Et, à l’occasion de la leçon d’ouverture du professeur Sée, obligé d'accepter en 1867 le programme des idées et le patronage humiliant de ses parrains improvisés, Milcent ajoutait : « La confusion des idées et des langues est à son comble comme dans une Babel nouvelle. L'élève commande au maître et lurimpose les idées qui lui plaisent et dont on fait depuis longtemps la pâture habituelle de son esprit. Il ne supporte que l’enseignement dont le fond et la forme concordent avec son tempérament intellectuel et Davasse. 9](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33779843_0135.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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