L'épidémie de peste de 1348 à Narbonne : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 10 juillet 1906 / par Paul Cayla.
- Cayla, Paul.
- Date:
- 1906
Licence: In copyright
Credit: L'épidémie de peste de 1348 à Narbonne : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 10 juillet 1906 / par Paul Cayla. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
55/92
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![— oo — Dans les régions maritimes, les accidents pernicieux de la malaria ont pu ainsi éclater en même temps que la peste; le syndrome algide caractérisé par la pâleur cyanique avec froid glacial de la surface du corps est quelquefois décrit par les chroniqueurs, et dans la peste, maladie fébrile, si nous avons rarement une'hyperthermie excessive, nous avons aussi rare- ment de l’hypothermie superficielle ou centrale. S’agissait-il d’algidité cholérique ou d’algidité pernicieuse ? Autre question pleine d’intérêt qui surgit et que nous sommes obligé de laisser sans réponse vraiment précise. Et, ne voulant pas conclure nettement, nous dirons que dans les pays à paludisme la peste a pu facilement* se compliquer d’accidents perni- cieux ! D’ailleurs les médecins de l’époque connaissaient fort bien la peste, et, sauf la notion de spécificité microorganique, nous n’avons rien ajouté à leur connaissance. Paul d’Egine appelait « peste » un ensemble de symptômes intestinaux, diarrhée, coliques, qui pouvait souvent se compliquer par l’apparition de bubons, de charbons, d’exanthèmes, de sueurs profuses ; il rangeait dans cette catégorie beaucoup de maladies contagieuses, pernicieuses et meurtrières. Hip- pocrate, Galien, Arétéè décrivaient sous ce même nom une maladie spéciale nettement définie par plusieurs caractères. « Debet [ergo] primum esse popularis. Idujus classis est pestis morbus qui aliquando est fera bellua intégras civitates, regiones pluraque régna dévastât. » Voici la notion épidémique connue : la peste doit frapper un grand nombre d’individus à la fois ; non point seulement les classes déshéritées... mais l’ensemble des gens qui com- posent un peuple, une ville, un royaume. « Secunda verô est [conditio] ut sit morbus acutus. » Par ces mots « Morbus acutus », il ne s’agissait pas de maladie évoluant rapidement, de maladie dont la crise](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22421889_0055.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)