Copy 1, Volume 1
Traité d'anatomie générale, ou, Histoire des tissus et de la composition chimique du corps humain / par J. Henle ; traduit de l'allemand par A.-J.-L. Jourdan.
- Friedrich Gustav Jakob Henle
- Date:
- 1843
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'anatomie générale, ou, Histoire des tissus et de la composition chimique du corps humain / par J. Henle ; traduit de l'allemand par A.-J.-L. Jourdan. Source: Wellcome Collection.
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![entre les extrömites pointues des corpuscules coniques, celles qui regardent la peau, et, dans l’&pith@lium A cylindres Jui-möme , d6- passe les larges extr&mites libres de ses eylindres, en sorte que ceux-ei semblent pour ainsi dire engag6s dans des cavit&s de la sub- stance intercellulaire. Effectivement, lorsqu’on contemple un &pi- thölium A cylindres par sa surface libre, on apercoit des intervalles qui sont remplis d’une substance homogene (1). En l’examinant de cöte, on voit une ligne non interrompue qui passe A peu de distance au-dessus des extr&ömit6s libres, et transversalement tronquees, des cellules coniques. Quelquefois m&me on r&ussit A enlever cette couche de substance intercellulaire, sous la forme d’une membrane coh6- rente. Alors sa surface extörieure est lisse, et l'interne est garnie de plis qui tiennent les uns aux autres comme les mailles d’un filet, et qui sont pourvus de quelques longs prolongements pointus partant des angles produits par leur röunion. Les plis et les prolongements sont pour ainsi dire le moule des espaces que les corpuscules coni- ques laissent entre eux. Pour &tudier les &l&ments de l’öpithölium , la olı sa d@licatesse ne permet pas de le dötacher en masse, la methode la plus commode consiste A racler lögörement l’enduit mucilagineux des surfacesmem- braneuses avec un scalpel, et a l’examiner au mieroscope apr&s l’avoir ötendu d’eau. On obtient ainsi, suivant le degr& de dilution, et suivant le mode de traitement , tantöt les öl&öments isol&s, tantöt des fragments demembrane quiparfois ressemblent A unmucus amorphe, mais se döveloppent, quand on les met dans l’eau, en petites pelli- cules susceptibles d’&tre apergues m&me A l’eil nu. Certains points de la surface du corps sont constamment revötus, pendant la vie, de cet enduit muquenx , c’est-A-dire de couches mortes d’epith6- lium ; telle est, par exemple, la membrane muqueuse de la bouche, de l’entr6e du nez, du vagin. Ailleurs, il est bon d’attendre un cer- tain degr& de mac6ration, qui, en hiver, a lieu ordinairement deux ou trois jours aprös la mort. Au bout d’un laps de temps plus long, et möme parfois bien avant ce terme, l’öpithölium , surtout celui A eylindres et l’6pithölium vibratile, se d&compose A te] point qu’on ne peut plus reconnaitre aisöment les &l&ments. Cependant, comme cette möthode expose A une illusion, en ce que l'&pith@lium dissous par la mac6ration peut couler d’un point A un autre situ6 plus bas, (1) Yoy. mes Symbole ad, anat. villorum , fig. 8.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28748207_0001_0266.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


