Copy 1, Volume 1
Traité d'anatomie générale, ou, Histoire des tissus et de la composition chimique du corps humain / par J. Henle ; traduit de l'allemand par A.-J.-L. Jourdan.
- Friedrich Gustav Jakob Henle
- Date:
- 1843
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Credit: Traité d'anatomie générale, ou, Histoire des tissus et de la composition chimique du corps humain / par J. Henle ; traduit de l'allemand par A.-J.-L. Jourdan. Source: Wellcome Collection.
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![nee, de bien distinguer ces deux circonstances. I] y a une hyper- trophie de la peau dans laquelle l’&jection des anciennes cellules et la production de cellules nouvelles s’aceomplissent avec une egale rapidit@, et toutes deux avec plus de promptitude que dans l’&tat de sante ; mais ici l’&piderme n’augimente pas d’Cpaisseur , par exemple, dans le pityriasis (1). Cette maladie peut s’accompagner d’une diminution de l’action vitale du derme, et la mort des couches extörieures &tre Ja premiere cause qui fait que de nouvelles se for- ment. Dans l’autre cas, il se produit de nouvelles couches sans que les anciennes meurent proportionnellement, de sorte que l’&paisseur de l’&piderine augmente, L’6paisseur de l’&piderme est 6gale au chemin que chaque cellule parcourt depuis sa premiere formation jusqu’a sa mort, ou, en d’autres terınes, &gale la distance jusqu’A laquelle une cellule &pitheliale peut, sans p6rir, s’&loigner de sa matrice el par consöquent de son suc nourricier, Cette distance varie deja, en raison du type de l’organisme , suivant les regions du corps; mais elle peut &tre accrue par une exaltation de l’activite vitale de la couche-matrice, par une congestion. Au reste, dans la plupart des cas , les cors et autres &paississements de l’&piderme sont, non pas des hypertrophies pures, mais des d@gen@rescences, qui font que le tissu de J’öpiderme devient plus ferme, acquiert plus de compacit6 , et forme aussi des fibres. Je laisse A l’anatomie patholo- gique le soin de poursuivre ces consid6rations. Developpement de l’epiderme., Le temps et le mode de la premiere formation n’ont &t& &tudies qu’en ce qui concerne l’6piderme, et la m&me encore ne l’ont £ie que d’une maniere fort incomplete. Suivant Wendt (2), ce qui se produit d’abord, c’est le derme, ou, comme il conviendrait peut-etre mieux de dire, un tissu dans lequel le derme et l’&piderme ne sont point encore distinets I’un de l’autre. Par les progres de läge, la partie sup6rieure se separe de l’inferieure, et donne ainsi naissance a l’öpiderme. Celui-ci, comme l’a obsery& Meckel, et comme le confirme Wendt, est d&ja visible au second mois, et spare du derme par une couche g£ölatineuse (rele Malpighii ). Wendt n’a pas vu les filaments entre le derme et l’&piderine avant le quatrieme mois de la vie embryonnaire. L’öpiderme du feetus est proportion- (1) P. Rayer, Traite des mal. de la peau, Paris ; 1835, t. IT, p. 160, pl. XI (2) De epid. humana , p- 28.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28748207_0001_0294.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


