Copy 1, Volume 2
Leçons orales de clinique chirurgicale faites à l'Hôpital de la charité / par M. le professeur Velpeau, recueillies et publiées par M. le docteur P. Pavillon.
- Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau
- Date:
- 1840-1841
Licence: Public Domain Mark
Credit: Leçons orales de clinique chirurgicale faites à l'Hôpital de la charité / par M. le professeur Velpeau, recueillies et publiées par M. le docteur P. Pavillon. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![fois en cinq semaines, et en moins de deux mois le genou reprit son volume naturel, sans que nous ayons eu recours à aucune autre médication. Obs. Vin. En octobre 1856, nous avons eu dans la salle Ste-Catherine, n» 19, une femme qui fut donnée pour sujet de leçon à Tun des candidats pour la chaire de clinique chi¬ rurgicale alors vacante à la Faculté. Celle femme avait le genou droit plus volumineux qu’une tête d’adulte, couvert de bosselures, et offrant tous les caractères du fongus ar¬ ticulaire le plus développé qu’on puisse imaginer. Les juges et les candidats émirent l’opinion que ce cas serait proba¬ blement au-dessus de toute ressource, que l’amputation seule pourrait en débarrasser la malade. Je crus néanmoins devoir essayer les larges vésicatoires. J’en fis appliquer deux à dix jours d’intervalle ; et cela suffit pour résoudre cette masse énorme, et pour réduire le genou à des dimen¬ sions presque normales. Toutefois la capsule, ainsi débar¬ rassée des fongosités et du liquide qui la distendaient, s’est alors trouvée trop large, de telle sorte que l’articulation n’a jamais pu reprendre sa solidité primitive. C’est à tel point, que la jambe a pu dès lors être luxée en arrière et ramenée en avant à volonté, qu’elle est devenue mobile sur la cuisse à peu près comme une jambe de polichinelle. Je fis appliquer un bandage pour maintenir l’articulation im¬ mobile ; ce qui permit au malade de se servir de son mem¬ bre. C’ est dans cet état qu’il sortit de l’hôpital. Du reste, le ^wsicatoire-monstre], comme le vésicatoire volant ordinaire, peut être utilement associé aux autres moyens précédemment indiqués. Je dois même ajouter qu’il est souvent aidé par eux. Ainsi le repos, les bains , quelques saignées du bras, si l’état de la circulation l’in¬ dique, des pommades résolutives après deux applications épispastiques, ne sont point à négliger. C,— Cautères et moxas, — Iis ont été moins souvent essayés par moi que les vésicatoires et les pommades réso-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29348559_0002_0066.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)