De l'acide phénique et de ses applications thérapeutiques / par Ernest Labbée.
- Labbée, Ernest.
- Date:
- 1871
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Credit: De l'acide phénique et de ses applications thérapeutiques / par Ernest Labbée. Source: Wellcome Collection.
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![phénique pur privé d’alcool xylique et cressylique ou do combinaison» sulfurées (I). L’acide carboliquo est un corps blanc, cristallisé en aiguilles rhom- boldales, brûlant avec une flamme rouge. Il est soluble dans l’alcool, l’éi ber, les huiles essentielles, l’acide acétïque et la glycérine en toutes proportions, mais un peu moins facilement dans l’eau 25: 70 (Calvert). Il y a élévation de température. Les cristaux d’acide phénique sont fusibles à 36 ou 38°, à la chaleur de la main. Avec l’iode qu’il dissout il forme l’acide phénique iode (Lefort); avec l’acide nitrique mono- hvdraté, l’acide picrique ou trinitro-phénique; avec l’acide sulfurique l’acide sulfo-phénique. L’acide carbolique s’altère à la lumière ; il est sans action sur le tournesol. Densité 1,065. Il se volatilise assez faci- lement à la température ambiante. Les combinaisons de l’acide phé- nique ou sulfophénique avec les bases sont assez nombreuses. Je mentionnerai surtout comme ayant été expérimentés les phénates et sulfo-phénates de soude. Formules : phénates C<(I) 2II5M02. Sulfo-phénates. . C12H5M02,2S03 (Menzner). Liebig a noté que l’acide phénique précipite l’albumine et la géla- tine. Méliu (2) conseille son emploi pour doser l’albumine de l’urine; il le préfère à tout autre réactif. L’acide phénique est un poison violent pour tous les êtres vivants, mais c’est surtout cette action toxique sur les microacopiques qui a été mise en avant. C’est dans l’histoire de ce corps un point capital, je m’y arrêterai donc un instant. Connu de Runge et d’autres obser- vateurs l’effet délétère de l’acide phénique fut bien étudié parLemaire, observateur savant, auteur du Traité de l’acide phénique. Il en fit le sujet de ses travaux dès septembre 1859. Je lui emprunte quelques-uns des traits principaux sur les effets toxiques. Des quantités infinitési- males d’acide phénique tuent les infusoires : vibrioniens, monadiens, paraméeiens, etc., les rotateurs, rotifères, etc. Des solutions phéniques à 1]2 0|0 sont funestes pour les annelés, les articulés, les mollusques et certains vertébrés. J’ai tué des grenouilles à l’aide de 0,004 milligr. d’acide phénique cristallisé, injectés sous la peau. 3 grammes donnent la mort à un chien. L’homme supporte impunément jusqu’à 16 gram- mes d’acide cristallisé. Dans le règne végétal nous constatons des effets comparables. Les microphyles ne résistent pas aux solutions les plus faibles. Leurs spores sont détruites et perdent la faculté germinative. Les plantesou les graines de végétaux plus élevés dans l’échelle subissent les mêmes influences toxiques. On conçoit que de telles propriétés puissent être utilisées dans (I) Lancet. 1867. 14 septembre. (21 Journ. de pbarm., 1869.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22347574_0006.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


