Volume 1
Histoire de la medecine et des doctrines medicales / par E. Bouchut.
- Date:
- 1873
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Credit: Histoire de la medecine et des doctrines medicales / par E. Bouchut. Source: Wellcome Collection.
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![•OÙ il est resté. Il a préconisé ce remède dans les maladies vermi- neuses et il le donnait en poudre, brûlé avec du sel marin et de l'asphalte, pour le mêler ensuite à du sang-dragon et à de la colo- quinte (1). Sprengel dit aussi qu'il le donnait dans l'hydropisie et dans la jaunisse. MEUGURIALIS ET LES VÉSICATOIIIKS Arcliigènes, Aelius et Aretée ont parlé de l'emploi des canlharides à l'extérieur comme agents de vésication, mais leur usage n'était pas resté dans la thérapeutique. C'est seulement au xvic et au xvii^ siècles que la Vésication Cantharidienne a été remise en honneur surtout par Mercurialis, qui s'en est servi dans plu- sieurs cas de fièvre putride. Malheureusement, le succès n'ayant pas répondu à son attente, il s'éleva contre lui un sentiment de réproba- tion qui le força de renoncer à ce moyen. Ce n'est qu'un peu plus tard à la fin du xvii>= siècle, sous l'influence des travaux de Rivière el d'EttmuUer, confirmés par Lind, que les vésicatoires cantharidiens furent de nouveaux employés et, à partir de cet instant, l'Empirisme ayant assez généralement consacré leurs avantages, ils sont deve- nus d'un usage habituel en médecine. Baglivi est un de ceux qui ont le plus insisté sur les indications qui exigeaient l'emploi de ce moyen. Dans un traité spécial sur l'usage et l'abus des vésicatoires, il a essayé de montrer (lib. I, p. 102) qu'il ne fallait pas s'en servir dans les fièvres inflammatoires lorsque 4a langue était noire et sèche, et dans les fièvres avec tendance à la pulridilé ou à la gangrène. Il n'approuvait leur emploi qu'à la fin des inflammations, lorsque la diathèse inflammatoire avait presque disparu et qu'il n'y avait pas de septicité. C'est encore là ce que l'habitude des malades démontre tous les jours au médecin. LADY MONTAGUE ET L'INOCULATION DE LA PETITE VÉROLE Il serait difficile de dire à qui on doit rapporter fhonneur de la découverte de l'inoculation de la petite vérole. Est-ce aux Arabes, peuple chez lequel la petite vérole a, dit-on, pris naissance? Est-ce à la Chine (2), où sa pratique remonte à des temps si reculés qu'on ne (1) De préparai., lib. 1, p. 876. (2) capilaine Dabry {Médecine chez les Chinois, p. H9) raconle qu'au xe siècle on crut que l'inoculalion de la petile vérole, qu'on venait d'imaginer pour le fils du prince Tchin-Siancs, allait fermer pour jamais la marche de celle maladie qui existait ]h. depuis des Fiocles. — Ce fftl un enthousiasme général cl la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21909192_b21981863_0001_0_0556.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)