Éloge de M. le baron A. Portal. Lu dans la séance publique du 2 septembre 1834 / [Anon].
- Étienne Pariset
- Date:
- 1835]
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Credit: Éloge de M. le baron A. Portal. Lu dans la séance publique du 2 septembre 1834 / [Anon]. Source: Wellcome Collection.
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![sur la membrane pupillaire, sur l’action des poisons, et l’emploi rai¬ sonné des antidotes; à l’histoire de la maladie de madame Staël, laquelle offre un exemple manifeste de transmission héréditaire, et des dangers que court un malade en consultant trop de médecins; à des pièces sur un point de médecine légale, etc., Portai a joint d’excellens mémoires sur la cardialgie, l’angine de poitrine, l’inflammation du péritoine, et du péricarde; sur les palpitations et les faiblesses; sur l’hypertrophie, les véritables anévrysmes, les dégénérations, l’inflammation, le ramol¬ lissement, la rupture du cœur; dernières affections dont la peinture saisit d’effroi, et remplit l’âme de douleur 1 C’est en effet par un acci¬ dent de ce dernier genre que Portai perdit son petit-fils, Victor Lamo- rié, âgé de vingt-un ans, jeune homme de la plus belle espérance, et dont le cœur palpitant et dilaté s’ouvrit par la secousse d’une chute très-légère. En traitant de la péricardite, Portai reproduit les idées qu’il avait conçues depuis long-temps sur les inflammations membraneuses, lesquelles, selon lui, n’affectent pas seulement les membranes, mais en¬ core le parenchyme des organes quelles recouvrent]; tellement qu’une pleurésie, quelle qu’elle soit, est toujours une pleuro-pneumonie. Du reste, les péricardites dont il écrit l’histoire avaient été prises pour au¬ tant de croups : elles en avaient toutes les apparences. Dans le cinquième et dernier volume de cette collection, vous ne rencontrez que des faits pratiques, d’abord sur quelques fièvres ty¬ phoïdes, qui, même avec des symptômes inflammatoires manifestes, ne cèdent qu’à l’administration du quinquina. En second lieu, sur les inflammations que les lésions du foie et les altérations de la bile allu¬ ment dans les intestins : sorte de succession à l’égard de laquelle on tombe souvent dans les plus dangereuses méprises; enfin, sur le déve¬ loppement des gaz ou la pneumatie, laquelle, de même que l’hydropisie, est liée à des causes si variées et quelquefois si contraires. Les histoires de maladies entremêlées dans le texte reposent l’esprit et l’éclairent, en même temps quelles l’étonnent par le spectacle de cette incroyable profusion de maux qui se forment en secret dans notre intérieur, et se révèlent plus tôt ou plus tard sous les plus bizarres apparences. Qui s’attendrait, par exemple, à ce que rapporte Ferrein d’un jeune étudiant, qui, après de longues dissections, pendant un hiver tiède et humide, se trouva tout à coup gonflé dans sa totalité, au point d’avoir la langue même tuméfiée par des gaz ? Du reste, il est dans cette collection un rapport que je ne dois point oublier. En 177/i, deux personnes qui demeu-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31969884_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


