Observations de l'éclipse totale de soleil, : arrivée a Montpellier le douziéme du mois de mai de l'année 1706. / Par les astronomes de la Société Royale des Sciences.
- Montpellier Academy of Sciences and Letters
- Date:
- M.DCC.VI
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Credit: Observations de l'éclipse totale de soleil, : arrivée a Montpellier le douziéme du mois de mai de l'année 1706. / Par les astronomes de la Société Royale des Sciences. Source: Wellcome Collection.
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![0 ^onc pas un petit avantage pout la Perfe6i:ioii de la nouvelle Allronomie , c}u*ii fc foit trouve un bon nombre d’Obfervateurs alTés heureux pour çbferver un Phéno¬ mène fl rare. On avoit lieu de s*y attendre depuis Tannée 1702. que Mr. de Clapiés de la Société Royale des Sciences annonça-, que cette Ecli|)re feroit totale fur le Mé¬ ridien de Montpellier. Il en communiqua alors le Calcul a Mr. Calîîni de TAcadé- mie Royale -des Sciences. Mr. de Planrade de la même Société la calcula auffi, Sc leurs Calculs s’accordèrent dans les diverfes Phafes à quelques Secondes prés : Ils en firent la Comparaifon ; &ils en tracèrent depuis une grande Figure , félon Tingenieufe Méthode de la Projeélion qije Mr. Callini a inventée, & fuivant même les Hypothefes tirées des nouvelles Tables de Mr. de la Hire de TAcadémie Royale des Sciences j qui par leur nouveauté, Sc par le mérite de leur Auteur, donnèrent lieu de calculer une fé¬ condé fois cette Eclipfe ^ dont TExtrait fût rendu public, Sc reçû avec plaifir de bien des Gens qui pouvoient s’en fervir à leur avantage. Il ne s agilîoit plus, que de voir fi le Ciel feroit d’accord avec ces Calculs Aftronomiques : Sc pour le faire avec toute la juftefic ^ que demandoit une Obfervation fi importante Sc fi curieufe, on prépara toutes les chofes jiécellàires, dans le Jardin de la Mailbn deftinée aux Allemblées Académiques, qui parut l’endroit le plus propre pour la commodité des Obfervateurs ,& pour la beauté du Speétacle. On y fit planter de Mâts, pour les plus longues Lunetes ; On y tranC- porta deux Pendules à fécondés, qu’on reétifia enfuite par les hauteurs du Soleil pri- Tes à Taide de trois grands quarts de Cercle, de trois pieds Sc demi, Sc quatre pieds de Rayon, garnis de leur Lunetes, Sc éxaélement reélifiés. Une Machine Parallatique qui fût placée dans le Méridien , fuportoit une Lunete de huit pieds , avec Ion Micromètre, dont Mr. de Plantade fe lervit à prendre la grandeur des Doits éclipfés. On mit au Foyer d’un Objeélif de z?. pieds un Tambour , fur lequel ayant pris le Diamètre de l’Image du Soleil, qui fût trouvé de 51. Ligne, on le divifa en 24. Par¬ ties égales, par de Circonférences Concentriques, pour avoir en demi-Doits la gran¬ deur de FÉclipfèj Sc cette image miV*, fuiv^mr le Parallèle du Soleil, donna à Mr. de Clapiés, toutes les Phafes avec une grande juftefiè. Un Objeétif de 42. pieds ^ au- roit été employé au même ufage^- mais on aprehenda, que la trop grande hauteur du Soleil , au tems de TEclipfe, n’en rendit T Obfervation incommode. On avoit auffi eu foin de placer une autre Machine Parallatique, à laquelle étoit attachée une Lunete de dix pieds de foyer, qui à la diftance convenable de l’Oculaire, port oit une Planchete légère , fur laquelle Mr. Lafon recevoir l’Image du Soleil fort claire Sc alîés grande , divifée en demi-Doits, par de Circonférences Concentriques : Cette Machine fervit à faire voir aux PeiTonnes de diftinétion, les diverfes Phafes de TE- diple, qui ont été inférées en leur lieu , après que Mrs. de la Société Royale leur ont donné les Corredions convenables à la Refradion des Verres ; Sc qu’elles ont été comparées à celles qu’ils ont trouvé par les autres Méthodes. On avoit aulG placé plufieurs autres grandes Lunetes, pour obferver le commencement Sc la fin de TEclipfe. Et les Foyers de quelques-unes avoient été garnis de Réticulés, pour ceux ' qui voudroient obferver la grandeur des Doits. Toutes chofès étant ainfi difpofées, les Académiciens fe rendirent le 12. Mai au matin dans le Lieu deftiné. L’Air qui avoit été un peu brouillé vers le commencement du jour, étant dévenu trés-ferein, on prit diverfes Fîaureurs du Soleil, dont on fe fervit, avec celles qu’on prit après TEclipfè, pour vérifier Tétat des Pendules, qu’on n’avoit pû régler, à caufè que de¬ vant être placées dans un Lieu à découvert, on ne les y avoit tranfportées c]ue la treille même de T Obfervation. Ce fût alors, que Mr. le Duc de Roquelaure, avec](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31972810_0004.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


