Le choléra en Europe depuis son origine jusqu'à nos jours : en rapport avec les doctrines courantes relatives à son étiologie et à sa prophylaxie; études épidémiologiques / [Philippe Hauser].
- Felipe Hauser y Kobler
- Date:
- 1897
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Credit: Le choléra en Europe depuis son origine jusqu'à nos jours : en rapport avec les doctrines courantes relatives à son étiologie et à sa prophylaxie; études épidémiologiques / [Philippe Hauser]. Source: Wellcome Collection.
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![lii môme manière ([ue les infusoires et les algues contenues dans l’eau n’exercent, aucune action nocive sur l’hoinme pendant ({ue l’eau est en mouvement, car l’air autant que l’eau subissent une auto-purification par le contact renouvelé de l’oxygène avec les microbes, taudis que ceux-ci trouvent un bon milieu de culture dans l’eau ou dans l’air en état de repos ou stagnation. Ainsi s’exj)lique rinsalubrité des grandes villes et îles grands ceuties industriels où des agglomérations buniaines vivent dans des espaces coulinés et la salubi'ité des campagnes oii 1 air circule avec liberté et se l'enouvelle incessamment. Kn second lieu, il y a un grand nombre de circonstances qui sont hostiles à la vie des microlres pathogènes, telles que la grande sécheresse de laii, les orages et les grandes pluies. b]n ti’oisième lieu, la pi'odigieuse fécondité même devient i)our eux tôt ou tard un élément de fai- blesse on engendi'ant la misèi'e physiologique, et des milliers d’entre eux périssent avant qu’un petit nombre soit en mesure de i)roliférer. Et eu dernier lieu il faut tenir en compte les moyens de défense propres de l’organisme, d’abord la peau et les mem- branes muqueuses à l’état normal ollr'ent par leur constitution cellulaire une barrière natur’elle aux microbes du dehors; ceux-ci n’ont généralement de prise que sur des sujets à membranes fragiles ou lésionnées. Dans ce cas, il s’établit une lutte entre les cellules et les bactéries. Celles-ci, quoique infruirnent petites, grâce à leur faculté tellement pr-odigieuse de reproduction, qu’elles comptent par milliards sur un millimètre cube, réussissent sou- vent à modifier plus ou moins pr'ofondément la constitution du milieu qu’elles se sont approprié. Si la lutte se prolonge, la ma- ladie ne reste plus localisée; tout l’organisme entr-e en jeu pour se défeudi-e contr-e l’invasion étrangère; dans ce cas, l’invasion est établie. Mais toujours, le nombr'e d’individus vulnér-ables dans une localité est limité, le plus gr'and nombre échappe à l’infection. « Ce sont, dit M. Bouchard, les dissemblances phy- siques, cbimi(iires et nutritives qui font des individus autant de milieux dilïérents dans lesquels viennent s’éteiirdre ou fructifier les agents d’infection. » C’est l’état général de l’individu, c’est-à- dire le degré plus ou moins grand de i-ésistance vitale de l’orga- nisme, qui devient le facteur le plus important dans le résultat de la lutte. Tout ce qui contribue à le fortifier ou à affaiblir les conditions d’existence de l'agent infectieux fera incliner la balance en faveur du rétablissement de l’équilibre orga- nique ou la santé, de sorte qu’il faut pour la genèse d’une](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24862691_0032.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)