Des kystes épidermiques des doigts : communication faite à la Société médicale de Genève / par Jaques-L. Reverdin.
- Jaques-Louis Reverdin
- Date:
- 1887
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Credit: Des kystes épidermiques des doigts : communication faite à la Société médicale de Genève / par Jaques-L. Reverdin. Source: Wellcome Collection.
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![tence d’un pédicule, la structure des corpuscules du tact. » En outre la paroi conjonctive est formée d’un tissu feutré ; on trouve dans ses couches les plus superficielles des glandes sudoripares dont les glomérules ont été aplatis et en quelque sorte étalés par ; la pression excentrique du kyste. En pleine paroi on trouve - encore des groupes cellulaires en traînées longitudinales, paral¬ lèles à la surface du kyste; chacun de ces groupes est formé de trois ou quatre éléments cellulaires, pourvus d’un noyau évi-J dent et d’un protoplasme granuleux, et disposés en cercle del façon à ménager au centre un petit espace libre. Baraban pense que ces groupes sont les vestiges de glandes I sudoripares en voie d’atrophie; il se demande si ces glandes] appartiennent au kyste ou à la peau qui a été enlevée avec lui, mais il ne peut décider la question vu qu’il n’a pu déceler la présence de canaux excréteurs dirigés soit vers la peau, soit vers le kyste ; cette réserve me paraît parfaitement justifiée, et je suis porté à croire que, dans cette observation comme dans celle qui m’est propre, les glandes dégénérées n’appartenaient ;: pas à la tumeur, mais à la peau du voisinage. L’observation de Demay est difficile à interpréter; la tumeur! occupait la pulpe de l’index ; extirpée une première fois par de I Kanse, elle récidive ; Broca enlève la tumeur avec la peau voi¬ sine, et il y a une seconde récidive, cette fois traitée par la ! cautérisation de sorte que l’examen histologique n’a pu être i fait qu’après les deux premières opérations. La tumeur enlevée par de Ranse est considérée par Demay comme due à une al- ! tération des glandes sudoripares ; elle est formée par deux cou- i ches, l’une conjonctive, l’autre épithéliale, circonscrivant une cavité. Dans la couche externe se rencontrent des lacunes entre les j fibres conjonctives, et ces lacunes qui sont parfois allongées et ressemblent à des lymphatiques dilatés, renfermant plus ou moins de noyaux. La couche épithéliale n’a pas l’aspect régu- : lier qu’on observe généralement pour ce genre de tissu, le tissu , conjonctif semble y envoyer des prolongements infiltrés de cel¬ lules embryonnaires ; on se trouve en présence d’un tissu en voie de prolifération. Ce tissu n’est pas homogène, il présente par place des îlots irréguliers, implantés comme des corps étrangers: ils se mon¬ trent avec les plus forts grossissements comme constitués par une matière amorphe, granuleuse,parsemée d’énormes noyaux.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30582076_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


