Des kystes épidermiques des doigts : communication faite à la Société médicale de Genève / par Jaques-L. Reverdin.
- Jaques-Louis Reverdin
- Date:
- 1887
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Credit: Des kystes épidermiques des doigts : communication faite à la Société médicale de Genève / par Jaques-L. Reverdin. Source: Wellcome Collection.
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![la tumeur. Le contenu donc ne présente aucune particularité saillante donc nous puissions tirer parti. Il n’en est pas tout à fait de même du contenant, de la paroi kystique. Remarquons d’abord que, tandis que les kystes der¬ moïdes typiques représentent un petit sac de peau, composé ! d’un revêtement épidermique et d’un derme plus ou moins com¬ plet, avec ses papilles et ses glandes, nous sommes loin de retrouver dans nos tumeurs une structure aussi complexe; les I papilles y ont été rencontrées une seule fois et dans une partie j restreinte seulement de l’une des tumeurs ; les glandes séba- I cées manquent ainsi que les poils, ce qui n’a rien d’étonnant, ] les glandes sudoripares font aussi défaut, ce qui est plus sur- 1 prenant pour une région qui en est si bien pourvue ; nous avons I vu en effet que dans aucun des cas où des glandes sudoripares I dégénérées ont été rencontrées au voisinage de la paroi kysti- I que l’on n’a pu démontrer qu’elles lui appartinssent ; enfin le I derme lui-même peut faire défaut ou bien être réduit à quel- I ques vestiges d’un tissu conjonctif délicat qui a perdu tous les t caractères du derme. Il est vrai de dire que les kystes dermoïdes sont susceptibles I d’assez grandes variations dans leur structure, que les glandes, Iles papilles peuvent y manquer, et qu’à côté des kystes der- ijmoïdes proprement dits, quelques auteurs ont cherché à faire | une place pour des tumeurs épidermoïdes d’origine congéni- 1 taie h La question de la véritable nature et de l’origine des kystes ! des doigts ne peut donc être tranchée par leur étude histologi- | que ; les quelques remarques que je viens de faire au sujet de | la structure des kystes des doigts ne sont qu’un léger appoint ] aux objections plus sérieuses que m’a fournies l’étude des ca- | ractères cliniques de ces tumeurs contre l’opinion de ceux qui I y voient des kystes dermoïdes. Si comme je le crois les kystes I des doigts ont pour origine une inclusion traumatique, il n’y ! aurait rien de très étonnant à ce que leur structure fût ana- ■ logue à celle des kystes dermoïdes dont l’origine est une 1 inclusion embryonnaire. Voyons maintenant sur quels arguments s’appuie la théorie 1 Voir à ce sujet : Félix Franke. Ueber Atberome besonders mit Bezug anf seine fl Entstehung. Archiv fur klin. Chir. von Langenbeck, XXXIV Bd. 3e H.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30582076_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


