Des kystes épidermiques des doigts : communication faite à la Société médicale de Genève / par Jaques-L. Reverdin.
- Jaques-Louis Reverdin
- Date:
- 1887
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Credit: Des kystes épidermiques des doigts : communication faite à la Société médicale de Genève / par Jaques-L. Reverdin. Source: Wellcome Collection.
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![- 47 | accidentellement dans un doigt, ce que Kaufmann a obtenu expérimentalement dans la crête du coq. De tout ce que je viens de dire il me semble résulter positi- I vement que la formation des kystes des doigts s’explique faci- I lement par l’hypotbèse de la greffe traumatique, que pour ma J part j’adopte sans hésitation pour les cas assez nombreux où « un traumatisme a été produit au siège même de la tumeur dé- j veloppée ultérieurement. 1 Sans oser affirmer qu’il n’existe pas de cas de kystes der- jmoïdes des doigts ou de la paume de la main, je constate que I parmi nos observations il n’en est aucune qui soit démontrée j de cette nature. La présence de papilles dans un cas devrait-elle peut-être Ifaire adopter pour ce fait isolé l’origine embryonnaire? Je ne [crois pas impossible de rencontrer des prolongements papil- Jlaires même dans un kyste d’origine traumatique, le mode «de production des kystes traumatiques étant en somme très [analogue à celui des kystes dermoïdes congénitaux ; l’absence ■ de faits plus nombreux doit cependant imposer la réserve, et je |[ considère ce cas comme douteux, jusqu’à nouvel ordre. Dans le cas où aucun traumatisme n’a été signalé, faut-il [rejeter la théorie de la greffe d’une façon absolue? je réponds ||négativement parce que souvent le traumatisme n’a pas été ■recherché, parce que d’ailleurs il peut avoir été oublié par le «malade, parce que la région y est constamment exposée et plus jque tout autre. En un mot, je suis disposé à croire que la [théorie de la greffe est la vraie explication des kystes épider¬ miques des doigts que je viens d’étudier. En terminant j’ai à me justifier d’avoir réuni dans mes ob- j servations les cas de kystes épidermiques proprement dits, et (ceux de tumeurs perlées ; j’ai déjà indiqué dans le chapitre de ; jl’anatomie pathologique qu’il existait entre ces deux variétés ljdes transitions ; je vous ai montré depuis que le traumatisme a ■joué son rôle dans l’une comme dans l’autre, que ces tumeurs jj ont les mêmes sièges, les mêmes connexions, la même marche, j] les mêmes terminaisons possibles ; les unes et les autres peu- jvent suppurer, et pour le dire en passant dans les unes comme || dans les autres on trouve ordinairement une cavité centrale ■remplie de débris épithéliaux, de graisse, de cholestérine ; les ■ expériences sur les animaux ont permis d’obtenir soit des I tumeurs perlées iriennes ou sous-cutanées, soit des kystes à](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30582076_0049.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


