L'Hôtel-Dieu de Paris et les soeurs augustines (650 à 1810) / par Alexis Chevalier.
- Chevalier, Alexis.
- Date:
- 1901
Licence: In copyright
Credit: L'Hôtel-Dieu de Paris et les soeurs augustines (650 à 1810) / par Alexis Chevalier. Source: Wellcome Collection.
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![lats nos successeurs que nos frères de la sainte église cathé- drale, que nous desservons par la miséricorde de Dieu, de- mandèrent à notre humble personne que, pour écarter toute inquiétude sur l’avenir, nous veuillions affecter à leur subsis- tance certains domaines de ladite église, dont les revenus leur permettent d’être à l’abri du besoin et de ne pas fatiguer l’Évêque de nombreuses et incessantes sollicitations. Accédant à leur demande, dans l’église consacrée à saint Étienne, pre- mier martyr, devant le saint autel, en présence des hommes vénérables réunis en concile à Paris pour le service de Dieu, c’est à savoir... ( nous ne reproduisons pas les noms de ces vingt- trois prélats dont le siège épiscopal n’est pas désigné), nous avons donné ou affecté à leur entretien certains domaines avec leurs revenus, dont les noms suivent ; Andresy, tout entier, « Hileriacum » [Vitry?], Orly, Chevilly et Chàtenay, avec toutes leurs dépendances, Bagneux, l’Hay et Itteville avec toutes leurs dépendances ; plus les fonds de terre que la libé- ralité des fidèles a affectés au payement de nosdits frères, c’est à savoir Sucy, que le comte Étienne, homme illustre et de pieuse mémoire, ainsi que sa femme Amaudru, ont affecté à leur usage, à la condition toutefois que le tiers du domaine servît au luminaire de l’église. Nous leur attribuons aussi la moitié des « nones » qui sont payées à notre église sur ses biens par leurs détenteurs. Tout cela donc, nous, Incalde, entraîné par notre charité pa- ternelle, et cédant volontiers à la demande de nos frères, comme nous l’avons dit plus haut, nous le consacrons à leur usage pour les engager à se mieux dévouer au service de Dieu et à développer l’exercice de la charité, et afin qu’ils implorent très fidèlement et très dévotement la miséricorde du Seigneur, non seulement pour le bien de la sainte Église, mais encore pour la paix, pour la consei’vation du roi Louis, notre seigneur, et de sa postérité, et le maintien de tout son Royaume, ainsi que pour le salut de notre âme. Sachent aussi nos frères que l’en- tretien des bâtiments qui leur sont affectés leur incombe afin qu’ils ne tombent pas en ruine. Nous statuons encore qu’ils devront donner tous leui's soins à ce que leurs frères de pas-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29012235_0574.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


