Étude sur les malformations congénitales du genou / par G. Potel.
- Potel, Geston Felicien, 1870-
- Date:
- 1897
Licence: Public Domain Mark
Credit: Étude sur les malformations congénitales du genou / par G. Potel. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
115/184 (page 111)
![- m 18 juillet. — L'état général de reiifaiit est bon. La jambe et le genou droits semblent quoique peu tuméfiés. Au niveau du genou, on observe quelques tâches l)leuàtres et on remarque une flnctnation profonde pas tiès nette, dépendant de l'extravasatiou sanguine survenue. Le (■(irdrlèrcsuperficiel des crafjuemenls sur- vcnus (/(OIS la /le.iio)! fo)-cc'c jn-e'ce'denlc fait croire que dans ce cas une lacé- ration partielle de la paroi antérieure de la capsule articulaire a eu lieu sans lésion des ligaments croisés. On continue les manipulations et le massage jour- nalier non seulement pour maintenir le résultat obtenu mais pour activer la résorption de l'extravasation. Dans ce but on fait précéder le massage de la partie blessée elle-même de quelques frictions centripètes sur la cuisse pour aug- menter la perméabilité et le pouvoir a])sorbant des vaisseaux lymphatiques. On applique ensuite sur le genou une bande de flanelle légèrement comprimée et on prescrit la position élevée du membre. 20 juillet. — A la suite d'une manipulation quelque peu brusque à gauche on entend un craquement et on peut porter le talon au point de toucher la fesse gauche. 26 judiet. — La tuméfaction de la jambe et du genou gauche avec l'extravasation observée après la séance précédente, ressemble en tout à celle décrite à droite. Evidemment la paroi antérieure de la capsule articulaire tendue par les précédentes tentatives a cédé à une force relativement petite. Le caractère du craquement a été même ici superficiel. La jambe droite est toujours moins gonflée et douloureuse et elle peut être placée un peu à terre. Il est à noter que dans la position horizontale le valgisme existant d'abord est complètement disparu à droite et très amélioré à gau- che. Ceci dépend de la rotation interne concomitante un peu à la flexion permanente causée aux genoux par deux nouveaux facteurs : épanchement sanguin interarticulaire et tonus exagéré par voie réflexe par la douleur des muscles fléchisseurs de la jambe. Dans l'extension de la jambe sur la cuisse, on note un léger enfoncement au niveau des genoux antérieurement et au centre dû à l'action de la pression atmos- phérique sur les articulations ; naturellement l'efïet de la pression doit être plus grand au centre de l'extravasation qu'à sa périphérie Nous ne pouvons pas entier dans le champ des hypothèses mais certainement il est permis de supposer qu'une partie de la résistance rencontrée dans la flexion forcée pouvait être due à la rétraction par l'extension continue de la jambe, du tendon du quadriceps qui comme il a été dit ci-dessus, concourt par sa partie interne à former la paroi antérieure de la capsule articulaire du genou : d'autres résistances ont pu être dues à des brides ou adhérences connectives interarticulaires en rapport avec les mouvements absents de glissement des surfaces articulaires les unes sur les auti'es. Le valgisme à gauche avec allongement du condyle fémoral interne peut enfin être invoqué à l'appui de la théorie connue de Hueter suivant lequel un os s'hy- pertrophie aux points de pression minima. Dans notre cas toute trace de rachitisme fait défaut et la nature de ce valgisme favorisé par le relâchement des ligaments articulaires paraît pui*ement mécanique. Nous avons donné ici quelques observations (Duval, 2* observation personnelle), qui eussent peut-être été mieux placées dans un chapitre ultérieur (voyez Contracture des fléchisseurs), mais nous](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21072838_0115.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)