Étude sur les malformations congénitales du genou / par G. Potel.
- Potel, Geston Felicien, 1870-
- Date:
- 1897
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Credit: Étude sur les malformations congénitales du genou / par G. Potel. Source: Wellcome Collection.
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![Les jambes sont trop courtes par rapport an tronc. L'enfant est assis dans la position orientale, les jambes croisées, la jambe droite reposant en avant de la gauche, et le genou gauche reposant eu partie sur la face dorsale du pied droit varus equin. Cette position parait la plus commode pour l'enfant, surtout pour permettre les mouveiiK-nts de la partie supérieure du corps. Si l'on essaie d'étendre lesjanil)es en pressant sur les pieds de manière à diminuer la flexion, elles reviennent immédiatement à leur première position, tant par les eiïbrts de l'enfant que par l'action des fléchisseurs. Si l'on place le pied gauche en avant de la jambe droite, l'enfant perd plus facilement l'équilibre et tombe en arrière, il essaie de remettre ses jambes dans la position primitive. Les jambes paraissent peu développées, et un peu atrophiées. Parmi les muscles le qicadt-iceps est particulièrement mal d&celoppé. Ce qui frappe à l'inspection du genou, c'est sa forme particulière, aplatie. L'espace compris entre les condyles du fémur est déprimé. Les à&\xy.]SLmhes sont contracturées en flexion et rotation interne, en même temps qu'elles sont manifestement luxées en arrière. La tète du péroné est plus élargie que normalement. La rotule est très petite. Les condyles du fémur sont faciles à sentir. Les ligaments sont lâches, mobiles, et dans l'extension passive de la jambe, ils se plissent transversalement. L'exten- sion n'est pas facile. 11 faut une certaine violence pour l'obtenir presque complète. Même lorsqu'on soulève l'enfant les jambes conservent la position décrite. Ce n'est qu'après une suspension assez longue, que la flexion diminue. 194 — M Nota (1) dans son compte rendu des cas observés à l'Ospedaletio infantile (Torino) mentionne un cas de contracture congénitale des nmscles flé- chisseurs du genou. — Extension forcée, massage, guérison. — Potel. — Observation persotinelle (Voyez n 182). 195 — Redard. (2). Contribution à l'étude des contractures congénitales. — L'enfant P (Paul) âgé de 7 ans 1/2, nous est présenté le 12 avril 1892. Il est atteint de contractures congénitales très marquées des deux membres inférieurs. Le père et la mère du malade ont toujours eu une excellente santé ; sans affec- tion diathésique ou spécifique. Trois autres frères du malade ne présentent aucune malformation, aucune affection nerveuse. La grossesse a été normale, sans accidents. L'accouchement a été rapide avec une pjrésentation céphalique. Au moment de la naissance, les cuisses de l'enfant étaient fléchies sur le bassin, exactement appliquées sur l'abdomen, les genoux étaient ployés, les pieds tournés en dedans la face plantaire interne concave du pied droit venant s'appliquer sur la face dorsale et plantaire interne du pied gauche. On peut actuellement reproduire très facilement cette position sur l'enfant plus âgé. Pendant les premiers jours qui suivent la naissance, l'enfant conserve sa posi- tion vicieuse primitive et l'on ne peut que très difficilement séparer les pieds, afin de faire l'emmaillottement. L'enfant, nourri au sein, s'est bien développé, il n'a jamais eu de convulsions. Il a été électrisé pendant dix mois à la Salpètrière, mais aucun traitement ortho- (1) Arch. de Ortopedia,' 1889, p. 302. (2) Gazette médicale de Paris, 13, 20 mai 1893.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21072838_0125.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)