Étude sur les malformations congénitales du genou / par G. Potel.
- Potel, Geston Felicien, 1870-
- Date:
- 1897
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Credit: Étude sur les malformations congénitales du genou / par G. Potel. Source: Wellcome Collection.
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![La portion ({ui persiste le pins souvent ost l'oxtiV'inilc' iiilVTi('in'(! du fémur, mais colto portion ne s'ariicnlc pins avec l(; til)ia (l']llis, Duval) elle lui est soudée et l'ail corps avec lui, de sorte que? l'articii- lalion se trouve reportée plus haut, au-dessus do ce rudiment fémoral. Il se crée h ce niveau une néarthrosc, parfois très rudimentaire, sous forme d'un sac articulaire contenant plusieurs points osseux (Ellis), parfois au contraire, bien organisée, avec formation d'un fibro-cartilage (Brinton). Le tibia est généralement normal. Cependant il affecte dans les cas de Bulil et Ellis une forme bizarre, en fourche, sur laquelle nous reviendrons dans un chapitre ultérieur. Le mode de fixation du tibia au pelvis présente deux modalités principales — ou bien il se forme comme nous l'avons dit une néar- throsc, avec un sac articulaire renforcé par des ligaments, ou bien le tibia est pour ainsi dire pendu au pelvis par une forte corde liga- menteuse qui sert en même temps de soutien aux muscles. Les muscles fémoraux sont raccourcis et déviés dans leur direction. Ils sont difficiles à délimiter d'une façon précise. Ils n'ont rien de fixe dans leurs insertions.— La rotule est presque toujours absente. (Buhl, Friedleben, Erlich, Flogel, Morgan, Muller, Veïel). Labsence du péroné a été notée plusieurs fois. (Brinton, Erlich, Muller, Buhl). Les ty^oubles fonctionnels, parfois graves, peuvent être à peu près nuls. — Le cas cité par Dumas était particulièrement curieux : « Cet homme qui présentait une absence des deux fémurs, vivait du métier de sauteur, dans lequel il s'était reodu très habile, malgré les obstacles invincibles que semblait devoir lui susciter la composition informe de ses jambes et de ses pieds. 11 montrait constamment beaucoup de souplesse et de légèreté, soit qu'il s'élevât au-dessus du sol pour retomber sur le sacrum en écartant les jambes comme les branches d'un compas, soit que, recourbé en arc contre la terre, il portât tout le poids de son corps sur l'extrémité de ses orteils et de ses doigts, soit qu'il fit tourner sa colonne vertébrale sur le bassin, en imprimant la même rotation à ses cuisses, soit enfin qu'il inclinât le tronc avec effort pour le placer sur une de ses jambes, qui, seule en soutenait la masse et en fixait l'équilibre, etc. Si cette malformation peut ne pas compromettre la marche, à plus forte raison ne compromet-elle en rien la vie. — La femme observée par Buhl avait 70 ans quand il l'examina. — Quant au traitement, il est évidemment à peu près nul. Mais il n'est cependant pas inutile d'être prévenu contre les amputations](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21072838_0031.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)