De la puissance vitale considérée dans ses fonctions physiologiques chez l'homme et tours les êtres organisés; avec des recherches sur les forces médicatrices, et les moyens de prolonger l'existence / Par J.J. Virey.
- Julien-Joseph Virey
- Date:
- 1823
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Credit: De la puissance vitale considérée dans ses fonctions physiologiques chez l'homme et tours les êtres organisés; avec des recherches sur les forces médicatrices, et les moyens de prolonger l'existence / Par J.J. Virey. Source: Wellcome Collection.
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![ü DE LÀ NATÜRÈ OilGANIQÜS. ^ vers le centre du globe naturellement, par la gra¬ vitation universelle. Sous le nom de nature, on comprend ensuite les- sence de chaque chose; par exemple, les principes constituiirs d’un minéral, l’organisation propre d’une plante ou d’un animal, ou leurs propriétés : ainsi la nature d’une brute diffère de celle d’un homme. De là vient encore qu’on dit qu’un enfant est né na¬ turellement courageux ou timide, sain ou maladif, pour exprimer que sa constitution est originairement disposée ainsiou que telle est son idiosyncrasie propre. Les forces actives qui gouvernent l’organisme vi¬ vant , l’ensemble des facultés et leur concours ou sy- .nergie en tel ou tel sens, est aussi désigné spécialement eu médecine sous le nom de nature. C’est ainsi qu’on dit les efforts conservateurs, la force médicatrice de la nature, dans’les maladies, et que la nature opère fortement ou faiblement en un individu. Quelques auteurs se servent aussi du mot nature pour désigner les organes sexuels dé la femme. (7 Enfin les anciens, et plusieurs philosophes mo¬ dernes considèrent la nature comme une âme du monde, une force ou énergie diffuse dans^toute la matière do runiveis, pour la production et le renou¬ vellement successif des créatures qui décorent le spec¬ tacle de la terre. C’est en faire une divinité présente ef active en tous lieux pour créer et détruire sans cesse, comme le dieu suprême des stoïciens : . Superos quifl qiiœrimus ultra ? Jupiter eù quotlcamque vides, Jouis ornnia plena. LüGAïir. Les stoïciens considéraient ce monde comme un grand animal qui est dieu'lui-même (i). Sexlus Em- ])iricus rapporte cet argument ingénieux et spécieux de Xénophon à ce sujet : S’il n’y avait point d’âme «il ,1 —_ - - - - - - - - (i) Senec. Qiuest, natur, , iib. ii, c. 4^-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29288666_0034.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


