De la puissance vitale considérée dans ses fonctions physiologiques chez l'homme et tours les êtres organisés; avec des recherches sur les forces médicatrices, et les moyens de prolonger l'existence / Par J.J. Virey.
- Julien-Joseph Virey
- Date:
- 1823
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Credit: De la puissance vitale considérée dans ses fonctions physiologiques chez l'homme et tours les êtres organisés; avec des recherches sur les forces médicatrices, et les moyens de prolonger l'existence / Par J.J. Virey. Source: Wellcome Collection.
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![Ce qui cause la mort est la rupture complète de touà nos rapports de correspondance avec les forces cos¬ miques , parce que notre vie appartient essentielle¬ ment à elles, et nous ne vivons qu’en nous y con¬ formant. Que si l’homme est ainsi un petit monde, un mi¬ crocosme, il entre en alliance avec toutes choses. Etant d’ailleurs cosmo])olite , respirant l’air de tous les cli- mais, ne pouvant se contenter d’un seul aliinei^ sans dégoût, parce qu’il est omnivore, il savoure^, pour ainsi dire, toute la nature; il paVcourt toutes les parties du monde pour satisfaire ses désirs. Capable de tout sentir, de tout connaître , il devient le centre de celte sphère; mais ce roi de la nature subit le commun branle qui entraîne le grand univers; c’est un petit pignon qui s’engrène avec cette roue immense : en tant que corps animal, surtout, s’il est libre par la pensée, il est immédiatement dépendant des causes universelles. INotre terre étant suspendue dans les espaces cé¬ lestes, ses mouvemens intérieurs et extérieurs sont une dépendance nécessaire de la gravitation générale des astres. Notre organisation, tout le couirs de notre vie, se coordonnent donc évidemment avec cette im¬ pulsion émanée du moteur suprême. Ainsi la situa¬ tion du soleil, par rapport aux diverses régions du globe, constitue les climats et les saisons, dont l’in¬ fluence est si puissante sur tous les êtres vivans. C’est à cet astre et à la lune qu’on doit attribuer les grandes mutations de l’atmosphère, le flux et le reflux des mers, l’élévation des vapeurs qui retombent en pluies et en orages, lesve«ls, les frimas, les sécheresses', etc. Ces causes influent non-seulement sur toute la végé¬ tation , mais sur la vie des animaux, sur leurs épo¬ ques de développement et de reproduction. Aitjsi, multipliant ou détruisant les germes de vie , ces in¬ fluences générales font naître la disette ou l’abondan¬ ce , et agissent plus ou moins directement sur le bon-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29288666_0046.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


