De la puissance vitale considérée dans ses fonctions physiologiques chez l'homme et tours les êtres organisés; avec des recherches sur les forces médicatrices, et les moyens de prolonger l'existence / Par J.J. Virey.
- Julien-Joseph Virey
- Date:
- 1823
Licence: Public Domain Mark
Credit: De la puissance vitale considérée dans ses fonctions physiologiques chez l'homme et tours les êtres organisés; avec des recherches sur les forces médicatrices, et les moyens de prolonger l'existence / Par J.J. Virey. Source: Wellcome Collection.
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![îi’aUeint pas souvent ce grand âge, c’est encore plus sa faute que celle de la nature , puisque ses passions, ses excès et les maladies qui en sont la suite, abrègent extrêmement ses jours dans l’èlat social actuel. Il existe de nombreux exemples de longévité dans notre espèce. Que sert toutefois de reculer le terme de la vie , quand nous ne pouvons plus goûter les dou¬ ceurs de l’existence ? et pourquoi boire à longs traits la lie amère du vieil âge ? 11 n’y a de bon que le milieu de notre carrière : encore est-elle remplie des plus fortes passions et des plus pénibles travaux. Si nous savions mieux employer notre temps, aurions-nous tant de re¬ grets de le voir s’écouler ? Combien de jours perdus pour le bonheur ./ Carsinousséparons de notre existence toutes les années de sommeil ou d’indolence, toutes les infirmités de l’enfance et la caducité chagrine de la vieillesse ; si nous retranchons les temps de maladies, ceux des fatigues que nous avons éprouvées, les heures perdues dans l’ennui, le désœuvrement , les soucis et toutes les douleurs de l’âme, il nous restera à peine quelques journées de plaisir. Mauperluis a calculé qu’une vie moyenne produisait à-peu-près trois années de bonheur délayées dans soixante à quatre- vingts ans de misères ou d’insipidité , et cependant, tous tant que nous sommes , nous buvons avidement dans la coupe des âges, nous l’épuisons le plus que nous ])Ouvons. L’existence est comme la boîte de Pandore, d’où sortent tous les biens et tous les maux qui couvrent la terre ; l’espérance seule reste attachée au fond de notre vie : c’est sous cette belle allégorie que les an¬ ciens nous l’ont représentée. On ne peut se défendre de réflexions humiliantes pour notre amour-propre , lorsqu’on voit la terre couverte de troupeaux humains qui n’ont point de¬ mandé la naissance à leurs pères , et qui, ne vivant que par hasard , se laissent mollement entraîner , par le grand fleuve des âges , dans l’Océan où tout s’en¬ gloutit. Il leur faut du moins, en ce voyage, des dé-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29288666_0453.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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