De la puissance vitale considérée dans ses fonctions physiologiques chez l'homme et tours les êtres organisés; avec des recherches sur les forces médicatrices, et les moyens de prolonger l'existence / Par J.J. Virey.
- Julien-Joseph Virey
- Date:
- 1823
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Credit: De la puissance vitale considérée dans ses fonctions physiologiques chez l'homme et tours les êtres organisés; avec des recherches sur les forces médicatrices, et les moyens de prolonger l'existence / Par J.J. Virey. Source: Wellcome Collection.
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![I 2Ô bÊ LA NATUÏlE ORGANIQUE. meilleure partie de l’âme ; c’est se nuire ou se dégra¬ der que de chercher une autrè route. Tout ce que fait la nature annonce quelque des¬ sein , avec une prévoyance admirable , car elle n’o¬ père rien sans motif ni mal à propos. Ce qui blesse est contre nature et un mal réel. Comme elle ne fait rien de superflu, de même elle veut que rien de nécessaire ne manque. A l’aide d’un très-petit nombre d’instrumens , elle produit les actions les plus variées. Son premier instrument ou mobile est la chaleur ; car la nature des animaux est une chaleur innée, selon l’opinion d’Hippocrate. La providence de la nature se reconnaît en ce qu’elle protège avec soin les parties principales ou les plus précieuses, comme l’œil, le cerveau, ou les ins- trumens essentiels. Les organes analogues opèrent des actions semblables ou analogues. Tout ce qui est selon la nature, en quoi que ce soit, est simple ou un ; tout ce qui est contre nature est multiple ou varié. ]Nous trouverons la nâture des choses si nous re¬ montons toujours à leurs principes pu à leurs plus fa¬ ciles et plus capitales opérations. Toujours la nature aspire à l’union, à la composi¬ tion, assimilation, distribution de Faliment, produc¬ tion du sang, accroissement, génération, amour, etc. Elle s’établit surtout par un équilibre et une pondéra¬ tion exacte des divers matériaux composant notre’ or¬ ganisation. Les choses analogues â notre nature peuvent nous nuire en causant un excès ; ainsi une grande chaleur en été accable un tempérament naturellement trop ardent, ou tout ce qui glace et rafraîchit trop en hiver, une complexion froide. Donc les choses moyennes ou modérées, maintenant davantage l’équilibre, son t les plus propres à garantir l’intégrité naturelle des corps, selon les âges, les climats, les nourritures, etc. Ainsi seule¬ ment les choses semblables conserveront les semblables. \ ■](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29288666_0052.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


