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Credit: Proc de Madame Lafarge : empoisonnement. Source: Wellcome Collection.
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![bres et solitaires, les murs à demi-renversés, ne pouvaient pro- duire chez une jeune Parisienne qu'un sentiment de tristesse et d'eiFroi. Je dis que la lettre du 15 août a été l'effet d'un délire mo- mentané, et je puis encore fournir d'autres explications que les hypothèses de la défense. Je puis fournir les preuves des lettres qui n'ont pas été faites pour le procès; Mme Lafarge ne pouvait pas prévoir alors ï'hor- rible accusation qui pèse sur elle. Le 22 août, quelques jours seu- lement après cette lettre du 14, Mme Lafarge écrit à Mme la ba- ronne Garât, sa tante, la lettre suivante, dans laquelle elle lui donne de ses nouvelles, la description du pays qu'elle habite, dans laquelle enfin elle lui raconte ses sensations. . Lettre adressée par M^^ Lafarge à M'. Paul Garât. « Ce mercredi, 22 août 1839. « Tu as voulu que j'attendisse pour t'écrire, chère petite tante, j'ai attendu et je suis heureuse. « Car la première impression avait été aussi défavorable que possible ; et toi, qui aurais partagé avec inoi ma tristesse, aurais vraiment souffert de mon découragement. « Figures-toi un voyage étouffant, lui accès de fièvre qui-me fait rester cinq heures à Orléans et manquer notre arrivée par- tout où nous étions attendus; enfin un orage affreux, des chemins devenus torrents et une arrivée au milieu de la nuit dans une maison limousine... » M^ PAiLLET. Mon Dieu ! je suis bien à plaindre, je parle dans un pays où ces épigi'amrnes pourront être prises en mauvaise part ; mais il faut pardonner à une Parisienne, habituée à une vie élé- gante et délicate, les préjugés et les exigeauces mêmes qui naissent de ses souvenirs ; vous verrez d'ailleurs qu'elle se raccomixiodera plus tard avec les habitations limousines. (M^ Paillet continue la lecture de la lettre.) « Ce qui se traduit en français par saie, déserte, atiocement froide, sans ineub'es, ni poiles ni fenêtres fersnantes. Je me crus la plus ma h ureuse des créatures, et je nie misa fondre en larmes en cntraiii daiis le bi au saiois qiii est une vaste chanibie à alcôve aveccini] chaises parseniées ie long d'un pa})ier qui réunit toutes les nuances jaunes existantes.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21073144_0414.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)