L'homme fossile en Europe : son industrie, ses mœurs, ses œuvres d'art / par H. Le Hon.
- Le Hon, H. (Henri), 1809-1872.
- Date:
- 1867
Licence: Public Domain Mark
Credit: L'homme fossile en Europe : son industrie, ses mœurs, ses œuvres d'art / par H. Le Hon. Source: Wellcome Collection.
82/390 page 64
![fissile, (le psammite ou de schiste, et autour duquel se réunissait la famille pendant la saison rigoureuse. Il ser- vait aussi à la cuisson des viandes. Certaines cavernes mal orientées et exposées aux tempêtes des hivers, ser- vaient d’habitation d’été. On en a fouillé, dans le midi de la France, qui avaient dû avoir cette destination et dans lesquelles aucune trace de foyer n’a été trouvée. Faut-il en conclure que l’homme du renne mangeait aussi la chair crue, comme le pense M. Owen des habitants de la caverne de Bruniquel? Mais l’homme n’était pas seulement troglodyte. Outre les cavernes jadis habitées, on a trouvé, notamment dans le Périgord, de nombreuses stations humaines, à ciel ouvert, dans le voisinage des cours d’eau, et ados- sées aux berges ou falaises en surplomb des vallées. Là, les fouilles mettent à nu d’épaisses couches de cendres, des ossements fracturés, des armes, des instruments et même des essais remarquables d’un art primitif. Pour ses vêtements, l’homme du renne se servait des peaux des animaux qu’il tuait à la chasse. On a des ])reuves qu’il écorchait ces animaux. Des ent/ailles res- tées sur certains os et notamment au crâne des rennes, à la base des bois, n’ont pu être produites que par l’opé- ration de l’écorchage. S’il portait ces peaux revêtues de leur poil, pendant la saison d’hiver, en été, il avait des vêtements dégarnis de leur fourrure. Les innombrables grattoirs en silex, recueillis partout, n’ont pu servir vraisemblablement à autre chose qu’à racler le poil des peaux qu’il savait sans doute attendrir. La moelle, dont il ne laissait rien se perdre, était employée, comme le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24884868_0082.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


