D'une nouvelle espèce de tumeurs bénignes des os, ou, Tumeurs à myéloplaxes / par Eugène Nélaton ; mémoire orné de 3 planches soigneusement coloriées.
- Nélaton, Eugène.
- Date:
- 1860
Licence: Public Domain Mark
Credit: D'une nouvelle espèce de tumeurs bénignes des os, ou, Tumeurs à myéloplaxes / par Eugène Nélaton ; mémoire orné de 3 planches soigneusement coloriées. Source: Wellcome Collection.
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![Sa couleur, plus sombre que celle du |)récé(leiU, se lapproche de la coluraiiou brune d'un cailloL assez réceul, dont il oflre du reste toute la friabilité; aussi se trpuve-t-il déchiré, crevassé, daus uae foule de points. Au milieu de cette même pulpe, apparaît, comme incrustée dans sa substance, une grande plaque allongée d'un jaune uniforme, qui tranche par sa couleur claire sur le fond brun-rouge général, puis çà et là quelques traînées d'une substance molle et blanchâtre qui ne joue évidemment aussi qu'un rôle très-accessoire, et dont nous examinerons plus bas la com|)Osition élémentaire. C'est aussi dans la pulpe bru- nâtre en voie de ramollissement que l'on rencontre deux ou trois loges ou ca- vités kystiques à surface lisse, mais sans parois membraneuses (/, m, m ], parais- saut tout simplement creusées à la manière des yeux de fromage. Ces cavités renferment un peu de sérosité sanguinolente ; la plus grande d'entre elles, qui a 4 ou 5 centimètres de longueur, contient en outre un caillot récent, mou, facile à distinguer, et qui n'adhère nullement aux parois. Enfin le reste de la tumeur se compose du tissu morbide arrivé à son dernier degré de ramollissement, c'est-à-dire sans la moindre cohésion, complètement désagrégé, transformé en une véritable bouillie brunâtre, sauieuse, d'aspect pu- trilagineux, et qui tend à s'épancher au dehors dès qu'on lui ouvre une issue [h, //'), Cette bouillie sanguinolente, qu'on ne saurait mieux comparer qu'à la Loue splénique, se trouve mélangée à une grande quantité de grumeaux demi- solides qui lui donnent beaucoup de ressemblance avec les détritus informes du parenchyme d'une rate ou d'un placenta, ou encore d'une hépatisation pulmo- naire dont le tissu a été écrasé, broyé et à demi putréfié. Les diverses nuances de consistance et de coloration que nous avons essayé de décrire au sein de cette tumeur ne s'a|)pliquent, il faut bien le reconnaître, qu'à trois aspects différents d'un seul et même tissu, lequel ne diffère d'un endroit à un autre que par l'agrégation plus ou moins intime de ses élémenls constituants. L'inspection microscopique le démontre suffisamment. Cette masse informe, hétérogène, friable, qui, surtout par sa consistance mol- lasse, sa texture mal définie à l'œil nu, éveille l'idée de production cancéreuse, d'ostéosarcome (car c'est dans cette catégoiie et quelquefois aussi dans celle des anévrysmes et des tumeurs sanguines qu'on a généralement rangé jusqu'à ce jour ce genre d'altération), celte masse morbide, dis-je, se trouve recouverte et enfermée de toutes parts j)ar une enveloppe ostéo-fibreuse , formée elle- même, d'une manière évidente, aux dépens du périoste et de la couche osseuse sous-périostique qui revêt naturellemeat la périphérie des coudyles fémoraux ; on reconnaît aisément que ceux-ci ont été dilatés outre mesure par le dévelop- pement graduel du tissu pathologique ; la coque osseuse est fort incomplète](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21069013_0156.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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