D'une nouvelle espèce de tumeurs bénignes des os, ou, Tumeurs à myéloplaxes / par Eugène Nélaton ; mémoire orné de 3 planches soigneusement coloriées.
- Nélaton, Eugène.
- Date:
- 1860
Licence: Public Domain Mark
Credit: D'une nouvelle espèce de tumeurs bénignes des os, ou, Tumeurs à myéloplaxes / par Eugène Nélaton ; mémoire orné de 3 planches soigneusement coloriées. Source: Wellcome Collection.
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![Nous appelons ces productions pathologiques tttmeitrs à mijélo- plaxcs, non pas précisément parce qu'on n'y rencontre exclusive- ment que cet élément analomique (circonstance qui peut cependant se présenter quelquefois), mais bien, et nous ne saurions trop le répéter, parce que cet élément s'y trouve dans «ne proportion fran- chement dominante par rapport à tous les autres réunis; c'est en vertu du même principe que, de tout temps, certaines autres pro- ductions pathologiques ont été appelées lipomes, tumeurs fibreuses, tumeurs vasculaires, non pas parce qu'elles étaient i'ormées eocclu- swement de graisse, de tissu fibreux ou de vaisseaux, osais parce que l'un de ces éléments affectait un degié de prédonîinance incon- testable. Cette considération de la proportion relaLi'\e des éléments anatomiques mérite de nous arrêter quelques instants. Elle est, en histologie, et quant à la détermination de l'espèce, tout ajssi im- portante pour les tissus de formation pathologique <]ue pour les tis- sus normaux. On sait que ces derniers ont été distingués et groupés en plusieurs systèmes organiques, et que ces différents systèmes se combinent, se pénètrent réciproquement au sein de l'économie, sans que pour cela l'esprit cesse de>pouvoir discerner dans chacun d'eux les limites de ce qui est accessoire et de ce qui est fondamen- tal. Il en est de niêMie en analomie pathologique, il ne faudrait pas, par conséquent, et pour en revenir à notre sujet, se servir légère- ment de la désignation de tumeur à myéloplaxes, comme on a quel- quefois de la tendance à le faire, et l'employer par cette seule rai- sou qu'après un examen microscopique plus ou moins superficiel, ou aurait rencontré dans une tumeur une ou plusieurs plaques à myéloplax'ujucj auquel ou substituerait alors celui de myélopiaciquc; mais uous laissons à de plus habiles le sdiu de prououcer en dernier ressort sur cette ques- tion de philologie. — D'un autre côlë, nous ne verrions non plus-avR^wi inconvé- nient à créer le terme de my-éloplaxomc, poui- désigner abréviativeuient une tu- meur à myéloplaxes, ainsi qu'on l'a fait de|)uis longtemps déjà pour les Hj)omcs, les tibiomes, les choudronies, etc.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21069013_0238.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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