D'une nouvelle espèce de tumeurs bénignes des os, ou, Tumeurs à myéloplaxes / par Eugène Nélaton ; mémoire orné de 3 planches soigneusement coloriées.
- Nélaton, Eugène.
- Date:
- 1860
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Credit: D'une nouvelle espèce de tumeurs bénignes des os, ou, Tumeurs à myéloplaxes / par Eugène Nélaton ; mémoire orné de 3 planches soigneusement coloriées. Source: Wellcome Collection.
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![curabilité absolue par tous les moyens employés jusqu'ici, tumeurs dont la marche ultérieure est alors seule capable de servir de crité- rium pour contrôler le diagnostic (1). En fait de tumeurs, nous ne saurions trop le redire, c'est le vice dlathésique et pas autre chose, qui constitue foncièrement la malignilé et qui, par là même, caracté- rise essentiellement ce qu'on appelle cancer. Ainsi donc, en deux mots : lUie tumeur quelconque [anatomiquemenl] mais liée {clinique- ment) à une diathèse incurable, voilà pour nous le cancer. (1) Nous disons le diagnostic, pour nous conformer k l'usage; nous ferlons peut-être mieux de dire le pronostic. En effet, eu mettant de côté les cas extrêmes où la diathèse est tellement manifeste que c'est à elle qu'on applique réellement le dia.fîfnoslic, plutôt qu'à la tumeur, nous croyons que c'est presque toujouis abusivement qu'à l'occasion d'une production accidentelle on se sert de celte lo- culiou: diagnostiquer un cancer. D'une manière générale, et surtout eu chirur- gie, ce que l'on diagnostique dans les maladies, c'est la nature actuelle du mal, l'altération organique, la lésion anatomique, le fait accompli ; ce que l'on pro- nostique, c'est sa bénignité ou sa malignité, c'est-à-dire la gravité de celte lésion considérée dans sa marche clinique ultérieure, le caractère plus ou moins per- nicieux d'un état général qu'on soupçonne ou non devoir se manifester; or, la nature présente de la lésion et la gravité future de son évolution sont deux choses toutes différentes, qui peuvent bien concorder, il est vrai, mais qui, eu réalité, ne concordent pas toujours entre elles. Dans l'élat actuel de la science , il y au- rait donc lieu, en fait de tumeurs, de laisser au diagnostic le côté anatomique, et au pronostic le côté clinique de la question ; de diagnostiquer^ par exemple, des tumeurs graisseuses, cartilagineuses, fibro-cartilagineuses, fibreuses, fibro-plasti- ques, épithéliales, glanduleuses , des tumeurs à myéloplaxes , à méduUocelIes, à cytoblasllons, etc. etc., et de pronostiquer, de plus, dans chaque cas individuel, d'après les données de l'expérience et de l'observalion clinique, si la tumeur est ou non maligne, c'est-à-dire sous la dépendance d'une diathèse incurable (jui devra se manifester tôt ou tard, si, en d'autres termes, elle suivra ou non au scia de l'économie l'évolution des tumeurs dites cancéreuses. En procédant de la sorte, il serait peut-être possible de mieux s'entendre ; on éviterait au moins de confondre en un seul mot, comme on le fait journellement, deux notions dis- tinctes et tout à fait différentes l'une de l'autre, à savoir : le diagnostic de la lé- sion, et le pronostic de l'évolulioa.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21069013_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


