Des plaies des articulations par armes à feu ... : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 21 juillet 1838 / par Renaut (Antoine-Théophile-Alfred).
- Renaut, Antoine Théophie Alfred.
- Date:
- 1838
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Credit: Des plaies des articulations par armes à feu ... : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 21 juillet 1838 / par Renaut (Antoine-Théophile-Alfred). Source: Wellcome Collection.
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![Ju moment où il s’enflammait par l’effet ; 1° du contact de l’air, 2® de l’irritation prolonge'e que les corps e'trangcrs peuvent y développer, etc. Admettant cette opinion de l’influence pernicieuse de l’air,Boyer(i) dit, à l’occasion des plaies articulaires simples par instruments tran- chants : « Le pronostic n’est pas en général fâcheux, si les surfaces articulaires n’ont pas été exposees trop long-temps au contact de l’air. » Plus loin (2) il ajoute : « Si l’on considère que presque toutes les plaies des articulations, dont la réunion a été faite sur-le-champ, se sont consolidées comme des plaies simples, tandis que celles qui n’ont point été réunies, ou dont la réunion a été empêchée par une cause quelconque, ont le plus souvent été suivies des accidents les plus graves, on ne pourra s’empêcher de croire que ces accidents ont été occasionnés par l’air, dont le contact prolongé sur l’interieur de l’articulation a donne lieu à l’inflammation de la membrane synoviale et à celle des cartilages et des paquets graisseux et celluleux qu’on observe dans les articulations, et que quelques anatomistes ont regardés comme des glandes synoviales. On sait, par expérience, qu’un des effets ordinaires de l’action de l’air sur les parties qui sont habituellement à l’abri de son impression est de produire son inflam- mation ; or, les synoviales articulaires étant bien plus susceptibles des effets nuisibles de l’impression de l’air, que les autres membranes de même nature, on ne peut s’empêcher de regarder cette impression comme la cause principale des accidents inflammatoires dont les plaies des articulations sont fré(]uemment accompagnées. » « Toutefois, ajoute-t-il, cette cause qui est généralement admise au- jourd’hui ne doit pas être regardée comme la seule, puisque, dans certains cas où l’air n’avait pu pénétrer à cause de l’étroitesse , de l’obliquité de la plaie, etc., on a vu des accidents graves se déclarer egalement ; de sorte que les lésions des cartilages et des os, l’application imprudente de la charpie et surtout des médicaments âcres et irri- (1) Traité des mal. chlr., tom. ill, pag. 4**- (aJ Tom. cité, pag, 2](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22362307_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


