Des plaies des articulations par armes à feu ... : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 21 juillet 1838 / par Renaut (Antoine-Théophile-Alfred).
- Renaut, Antoine Théophie Alfred.
- Date:
- 1838
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Credit: Des plaies des articulations par armes à feu ... : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 21 juillet 1838 / par Renaut (Antoine-Théophile-Alfred). Source: Wellcome Collection.
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![]a prcsencc alors sera plus pernicieuse aux parties irritables en contact avec (les fluides. C’est dans ce sens seulement que l’air introduit dans les plaies peut être nuisible. Quant au sang dont la prcîsence de'termine les accidents graves*com- pagnons si frequents des plaies articulaires, c’est, ajoute-t-il, par l’irri- tation qu’il produit immc'diatcment sur les membranes et par le dcgrc* d’altération qu’il aura acquis par son séjour plus ou moins prolongé dans la jointure, qu’il agit d’une manière aussi fâcheuse. Cette pernicieuse influence de la présence du sang dans les articu- lations blessées avait etc déjà signalée par Samuel Cooper(i); il avoue toutefois que ce danger a été exagéré, et il pense, contradic- toirement à M. Larrey et en invoquant une observation de M. Iley, que , pourvu que l’accès de l’air soit empêché, le sang peut être absorbé sans occasionner la moindre incommodité (2). Si telles sont les considérations auxtjuelles se sont élevés les auteurs lorsqu’ils ont parlé des plaies des articulations par instruments tranchants ou piquants ; si tel est leur degré de gravité, combien ne doit-il pas être plus grand encore, lorsqu’il s’agit des plaies des mêmes parties frappées par les projectiles lancés par la poudre à canon? Ici, à toutes les conditions propres à amener l’inflammation et que nous venons d’énumérer, s’ajoute une contusion plus ou moins intense, et qui, chose digne de remar(iue ! est une cause si inévitable d’inflam- mation, qu’on ne voit jamais une plaie conluse se cicatriser sans qu’il se développe une phlegmasie plus ou moins vive. Cette contusion est même si lâcheuse, (ju’agissant sur les extrémités spongieuses des os longs ou sur les os courts , elle amène, dit Dupuytren, l'inflamma- tion de la membrane celluloso-vasculaire qui tapisse les aréoles du tissu spongieux des os, ainsi que celle des veines nombreuses qui les par- courent, d’où la nécrose de l’os. Cette inflammation sc prolonge même (juelquefois à de grandes distances, et d’autant plus sûrement. (i) Dicl. de cîiir. prat., loin, i, pag. 199. (a) T. c., pag. 203.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22362307_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


