Nouveaux éléments de petite chirurgie : (pansements, bandages et appareils) / par P. Chavasse.
- Chavasse, Paul, 1850-1927.
- Date:
- 1889
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nouveaux éléments de petite chirurgie : (pansements, bandages et appareils) / par P. Chavasse. Source: Wellcome Collection.
110/928 page 98
![b. Pansement sec de Marc Sée. — Précautions anti- septiques ordinaires. La plaie o])ératoire est saupoudrée d'une mince couche de bismuth, puis fermée par des sutures à étage; sur la ligne de réunion, couche de bismuth. Drains maintenus par une épingle anglaise à laquelle est attaché un fil qui devra dépasser les bords du pansement. Coussins de cellulose au sublimé lixés •par une bande de tarlatane et une bande de caoutchouc. Dès qu'on suppose que l'écoulement séro-sanguin est arrêté, vers le 5^ ou 6© jour, on enlève les drains en tirant sur les fils et en soulevant un peu le pansement, sans le défaire. Le pansement est renouvelé vers le 8^ ou lO'^ jour et on retire alors les sutures. IIL Mode d'action et inconvénients. — Le bismuth, d'après les expériences de Gosselin et Héret, posséde- rait des propriétés germicides et une action coagulante due à la mis^ en liberté de l'acide nitrique. Le bismuth forme des concrétions dans les plaies, et a produit des accidents d'intoxication : stomatite, né- phrite, dépôt noir dans les urines, par suite de sa décom- position au contact des sécrétions des plaies. Langhans a déterminé chez des animaux, par des injections sous- cutanées, des lésions rénales et intestinales, ces der- nières surtout marquées dans le cœcum. Il y a donc lieu de ne pas dépasser des doses moyennes, 4 à 6 gr. environ. § VI. — Pansements antiseptiques divers. Le nombre des antiseptiques, proposés et utilisés depuis l'adoption de la méthode de Lister, est considé- rable et ne fait que s'accroître. Il est évident qu'une bonne part des succès obtenus tient autant à leur action locale sur les germes qu'aux soins extraordinaires de propreté que prennent les chirurgiens et au repos aussi absolu que possible laissé aux plaies. Nous ne pouvons que signaler quelques-uns des agents proposés. I. Acide borique. — Antiseptique faible, mais ni irri- tant ni toxique. Il s'emploie en solution à 3 ou 4 p. 100 pour le lavage des cavités muqueuses (vessie, rectum, nez, oreille, etc.).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21780833_0110.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


