Nouveaux éléments de petite chirurgie : (pansements, bandages et appareils) / par P. Chavasse.
- Chavasse, Paul, 1850-1927.
- Date:
- 1889
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Credit: Nouveaux éléments de petite chirurgie : (pansements, bandages et appareils) / par P. Chavasse. Source: Wellcome Collection.
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![La ouate de tour])o et le coton ou charpie de Ijois ou de cellulose sont, dans cette catégorie, les produits les plus absorbants. Malgré la fixlLc du sublimé, les substances imprégnées long- temps ù l'avance et conservées dans les approvisionnements per- dent une partie de leur principe soit par évaporalion, soit par déc.omposilion, soit par désagrégation en poussière. I^a perte est moindre pour l'étoupe, la ouate de tourbe, que pour la gaze. Des recherches faites sur des matériaux conservés depuis un an (Loffler) ont montré, cependant, fpie, même pour la gaze, la quan- tité restante de sublimé est suflisante pour ranlisejjsie, lors(|ue la proportion primitive était de 3 à 4 p. 1000. Des expériences faites pour s'assurer si des micro-organismes existaient, après un an, dans les divers matériaux de pansements antiseptiques, ont montré la réalité du fait d'une manière presque constante pour les substances phéniquées, iodoformées, etc. Les produits du sublimé n'en présentaient que dans la minorité des cas (Schlangc, de Berlin; Poucet, de Cluny). Toutes ces raisons ont contribué à faire adopter le pansement au sublimé pour la constitution des approvisionnements destinés à la chirurgie de guerre. A l'avenir de démontrer ce que donnera leur conservation prolongée durant des années. 3° Catgut, .soie, ci'iu de Florence, au sublimé. — Les préparations de catgut varient suivant les chirurgiens. Kûmmel et Schede le font séjourner 12 heures dans une solu- tion de sublimé à 1 p. 100, puis le conservent dans l'alcool absolu additionné de 1/2 p. 100 de sublimé, et 10 p. 100 de glycérine. Billroth fait macérer le catgut pendant IS jours dans l'alcool absolu, et le met ensuite dans une solution composée de su- blimé 1 p., glycérine 20 p., alcool absolu 1000 p., renouvelée tous les 15 jours. (Voy. aussi p. 71.) La soie au sublimé s'obtient, d'après Bergmann, en la faisant bouillir pendant une heure dans une solution de sublime à 1,0 p. 100 et en la conservant dans une solution cà 1 p. 1000. Ce procédé rendant la soie cassante, C. Roux a proposé le suivant : coction pendant une heure dans une solution de sublimé à 2 p. 1000 et conservation dans l'alcool absolu; ou encore, séjour de 8jours dans une solution de sublimé à 2 p. 1000, lavage à l'éther et conservation dans l'alcool absolu. Czerny cuit la soie pendant un quart d'heure dans une solution à 1 p. Sbo. Terrillon plonge la soie et le crin de Florence pen- dant 10 minutes dans de l'eau bouillante, les conserve ensuite dans la solution de sublimé à 1 p. 1000 et les passe à l'eau bouil- lante avant de s'en servir.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21780833_0096.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


