Volume 178301
Dictionnaire portatif de santé, dans lequel tout le monde peut prendre une connoissance suffisante de toutes les maladies ... / par M.***, ancien médecin des armées du roi, & M. de B***, médecin des hôpitaux.
- Charles-Augustin Vandermonde
- Date:
- 1783
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Credit: Dictionnaire portatif de santé, dans lequel tout le monde peut prendre une connoissance suffisante de toutes les maladies ... / par M.***, ancien médecin des armées du roi, & M. de B***, médecin des hôpitaux. Source: Wellcome Collection.
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![moins, par conféquent , il faut la détourner, en par= tageant fon travail, Les premiers accès de fievre continue dans les tem- péraments forts, font de cette nature: auf on ne s’en tire qu'avec une diete des plus rigoureufes. Les gardes, & ceux qui font près des malades, ne devroient jamais s'écarter de cette loi; mais malheureufement ils n’y font aucune attention; car nous voyons tous les jours des malades avec des fievres violentes, que l’on charge de bouillon: c’eft vouloir retarder leur guérifon, quel- quefois même c’eft leur donner la mort. Les Indiens font bien perfuadés de cette maxime; car ils font les trois premiers jours de leurs maladies vives, fans prendre autre chofe que de l'eau chaude: il eft rare aufli de voir dans ces pays-là, des fievres auf fortes &t aufli opiniâtres que dans le nôtre. . Nous avons dit que tout ce qui peut fe diffoudre dans Peflomac nous nourrit: il faut pourtant diftinguer une partie, qui eft eflentiellement la même dans tous les aliments, & qui eft la feule propre à nous ali- menter; c’eft une fubftance muqueufe , gommeufe ou vifqueufe : toutes les autres parties font rejettées par leflomac. do L'eau & les fels favorifent beaucoup la coftion des aliments. Cette matiere gluante fe trouve dans toutes les fubf- tances qui forment notre nourriture, depuis la plante la plus tendre, jufqu’à l'animal le plus fougueux. Plus cette fubitance eft préparée & travaillée dans le corps qui nous nourrit, moins 1] nous refte de mouvements à faire pour la digérer. Ainfi, dans les végétaux cette fubftance eft prefque toute grofhere ; elle fort des entrailles de la terre; à peine eft-elle encore formée: aufli les végétaux font- ils aflez indigeftes , & ont:ls befoin des apprêts de la cuifine, comme la coûtion & les affaifonnements, pour qu'on n’en foit pas incommodé. | Il y a cependant des nuances dans les différentes par- ties des végétaux. Les racines, par exemple, comme les raves, les afperges, font Les fubftances les plus grof-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33025794_0001_0060.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)