Considérations sur les résultats de la paracentèse dans la pleurésie purulente / par Aristide Attimont.
- Attimont, Aristide.
- Date:
- 1869
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Credit: Considérations sur les résultats de la paracentèse dans la pleurésie purulente / par Aristide Attimont. Source: Wellcome Collection.
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![qu’en ce qui concerne les épanchements purulents, ces idées théo- riques ne sont pas vérifiées par les faits. Plus tard, en pénétrant dans l’étude de nos observations, nous verrons que l’essentiel n’est point de vider la cavité pleurale d’une manière complète, mais bien de pourvoir à l’issue libre du pus, dès qu’il se forme de nouveau. Cherchât-on du reste par toutes sortes de moyens cette vacuité absolue du kyste, il semble difficile que le but puisse être réalisé. La reproduction du liquide ne se fait pas attendre, comme le prouve son abondance aux premiers pansements qui suivent l’opération. Souvent le pus se fait jour par la plaie directement, si elle a été fermée, sinon, entre la plaie et la canule ou le tube. C’est là un des dangers -immédiats de l’ouverture thoracique : il n’est pas rare, en effet, d’observer l’infiltration du pus sous les téguments, et même à distance ; des fusées purulentes éten- dues en ont été parfois la suite (1). Quelquefois aussi de l’emphysème a été observé au niveau de la plaie, sans dépasser d’ailleurs de beaucoup ses limites. Si, dans quelques cas, les choses se présentent avec une appa- rence différente au début, très-ordinairement c’est dans un écoule- ment insuffisant du liquide qu’il importe d’en chercher la cause, soit que l’on ait affaire à une pleurésie aréolaire, soit que des flo- cons pseudo-membraneux soient venus ] obturer [l’ouverture, soit enfin que la crainte ou l’imminence d’une syncope aient conduit le médecin à arrêter lui-même l’écoulement. C’est ainsi que, dans le cas suivant, l’évacuation ne produisit] les résultats qu’en se complétant. !0fe...l3ans et demi, l’épanchement date de deux mois... Le poinçon retiré, le pus sort en arcade, une menace de syncope force à arrêter l’écoulement. La journée et la nuit de l’opération, l’enfant se plaint de douleurs vers la plaie ; il éprouve du reste le même état de faiblesse qu’avant l’opération, bien qu’il soit sorti, la veille, au moins une pinte de pus. Au pansement du lendemain, sortie, « avec une force éton- nante, » de plus de deux pintes de matière purulente. L’air pénètre facilement, le lit est inondé de liquide pendant vingt-quatre heures encore. .1) Lncazt'-Dnlliiers.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22349078_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)