Remarques sur quelques affections fréquentes observées à l'Hôpital de Douera : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 9 février 1906 / par René Biétrix.
- Biétrix, René, 1878-
- Date:
- 1906
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Credit: Remarques sur quelques affections fréquentes observées à l'Hôpital de Douera : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 9 février 1906 / par René Biétrix. Source: Wellcome Collection.
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![conlimiciil. à laire de noinbi'ciises victimes. Mais dès mainle- iianl où la mise en cnil lire du sol, les travaux de des.sècliement ont lait de notables pi‘ogi*ès, la situation sanitaire s'améliore de jour en jour. C’est SLirlout aux grandes chaleurs après la saison des ven- danges ou encore après les piochages de la vigne, (pie nous voyons arriver les malariaques dans nos salles. Les indi- gènes sont atteints avec autant de Iréqiience que les. euro- péens , mais à 1 hôpital cte Douera nous avons toujours eu bien moins d’Arabes (pie d’eui’opéens. Nous avons eu en 1902 : 103 cas, dont 21 indigènes. En 1903, il n’y a eu que 51 cas, dont 19 indigènes. L’hiver de 1903- 1904 fut très pluvieux, aiissd en 1904 nous avons eu 138 cas, dont 41 parmi les Arabes. Tl en fut de même pour l’hiver 1904- 1905 très pluvieux lui aussi, et en 1905 les chaleurs com- mencèrent de bonne heure, aussi voyonsi-nous 163 cas de ma- laria comprenant 64 indigènes. Pour cette affection, les décès se sont ainsi répartis 1902, 4. — 1903, 5. — 1904, 9. — 1905, 7. La fièvre intermittente (jiiotidienne a été de beaucoup la plus commune pie toutes celles que nous avons obsen^ées. Nous avons assez souvent rencontré les types tierce et quarte. La rate est toujours augmentée de volume ; l’hypertrophie, peu marquée dans les fièvres de première invasion, devient de plus en plus manifeste à mesure que les rechutes se multiplient. Elle est souvent le siège de douleurs plus ou moins vives, soit spontanément, soit à la pression. En dehors des types régu^ tiers, nous avons ])u observer des fièvres intermittentes iiTé- gulières, à intervalles variables entre les accès. Nous avons aussi rencontré un certain nombre de fièvres continues palus- tres. l>ans la fièvre continue paliisti’e, l’état des malades a .souvent la plus grande analogie avec celui des dolhiénenléri- ques. La fièvre persiste, parfois avec des rémissions plus ou](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22421749_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


