Remarques sur quelques affections fréquentes observées à l'Hôpital de Douera : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 9 février 1906 / par René Biétrix.
- Biétrix, René, 1878-
- Date:
- 1906
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Credit: Remarques sur quelques affections fréquentes observées à l'Hôpital de Douera : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 9 février 1906 / par René Biétrix. Source: Wellcome Collection.
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![III MALADIES VENERIENNES cir Pas plus cpae les Européens, les indigènes ne sont nulle- ment à l’abri de maladies vénériennes, et nombreux sont les malades de ce genre que nous avons eu en traitement dans nos salles, comme l’on peut s’en rendre compte par le tableau que nous avons mis au commencement de notre travail. Les blennorragies se sont rencontrées aussi fréquemment chez les arabes que chez les européens. Le docteur Marge- rid prétend que peu d’indigènes n’habitant nas les villes sont al teints de cette maladie. « C’esl, dit-il, parce qu’ils- sont restés fidèles au Coran qui leur apprend que l’adultère est le plus grand des crimes,et la plus sanglante des injures que seule la mort du coupable peut effacer, a Sourire à une « femme, dit un proverbe arabe, c’est .sourire à la mort. » \^oilà pourquoi les femmes arabes sont cloîtrées dans des maisons sans fenêtres, voilà pourquoi elles ne sortent que toutes ensemble, pour aller chercher de l’eau ; voilà pour- ([uoi tous les hommes d’un village s’entendent pour dénon- cer au mari ou au ])ère absent l’imprudeiit qui rôderait au- tour de sa demeure. On comprend qu’alors les Don-Juan arabes en présence de tant de difficultés, sachent faire taire leurs .sens iiour n’obéir ([u’à une sage prudence ou qu’aux](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22421749_0025.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


