Remarques sur quelques affections fréquentes observées à l'Hôpital de Douera : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 9 février 1906 / par René Biétrix.
- Biétrix, René, 1878-
- Date:
- 1906
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Credit: Remarques sur quelques affections fréquentes observées à l'Hôpital de Douera : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 9 février 1906 / par René Biétrix. Source: Wellcome Collection.
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![Nous avons constaté rarement des accidents primaires chez les indigènes, car ceux-ci se préoccupent peu en géné- ral d’un accident unique qui guérit dans un laps de temps relativement court. Ce sont les européens qui les ont surtout présentés. En général, les chancres que nous avons vus étaient volumineux et parfois fort longs à guérir. Nous avons constaté à plusieurs reprises du phagédénisme nettement marqué, quelque,foi s avec des' accidents ‘graves . Les acci- dents tertiaires survenant de bonne heure et les accidents se- condaires prenant de temps en temps un aspect sérieux, il peuil êlre difficile de les différencier chez un indigène. Chez ce dernier, tout comme chez l’européen, se rencontrent ro- séole, syphilides papuleuses ou vésiculeuses, psoriasiformes, plaques muqueuses, eclhyma. Pour les syphilides,, le diag- nostic serait souvent resté en suspens, tant elles ressem- blent au psoriasis si fréquent chez les arabes, très fréquem- ment dénaturé dans sa longue durée et localisé ailleurs qu’aux coudes et aux genoux. Mais les antécédents morbi- des, les symptômes spécifiques contemporains et surtout le iraitement mixte ont souvent levé tous les doutes. Nous axons constaté à l’hôpital de Douera les accidents lertiaiies en plus grand nombre que les cas de syphilis se- condaire. Les accidents sont précoces, ils font leur appari- tion dans les quatre premières années, avec prédominance .sensible pour la deuxième année. Voilà ce que nous avons observé. En axmns-nous vus, soit dans nos salles, soit au de- hors, de ces nez j)C]*fo]’és, i*ongés, écrasés presque complè- tement disparus, de ces trous béants ci’eusés un peu partout pai' la lerrible affection, el chose remarquable, lout cela sans grande réaction inflammatoire. Cette malignité, qui pourrait expliquer en partie la précocité des syphilides muqueuses et cutanées, est sensible, elle aussi, chez les européens qui ont 'conjlraclé leur syphilis dans une contamination arabe. On](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22421749_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


