Des microscopes et de leur usage : description d'appareils et de procédés nouveaux, suivie d'expériences microscopiques puisées dan les meilleurs ouvrages anciens et les notes de M. Le Baillif, et d'un mémoire sur les diatomées, etc. par M. De Brébisson / manuel complet du micrographie par Charles Chevalier.
- Chevalier, Charles, 1804-1859.
- Date:
- 1839
Licence: Public Domain Mark
Credit: Des microscopes et de leur usage : description d'appareils et de procédés nouveaux, suivie d'expériences microscopiques puisées dan les meilleurs ouvrages anciens et les notes de M. Le Baillif, et d'un mémoire sur les diatomées, etc. par M. De Brébisson / manuel complet du micrographie par Charles Chevalier. Source: Wellcome Collection.
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![Je ne m'étendrai point sur les procédés à employer pour soumettre les objets au microscope ; ces détails, ayant été donnés dans l'ouvrage où cette No- tice doit trouver place \ deviendraient superflus : seulement ] je me bornerai à faire observer que les êtres dont je m'occupe, ayant par leur forme globu- leuse, ovoïde, prismatique ou cylindrique, une épaisseur relative assez considérable, il n'est pas nécessaire d'un grossissement très fort pour les étudier avec fruit. Celui de 300 à 350 diamètres est presque toujours suffi- sant; au-delà de ce degré, on voit mal les contours, et si l'on gagne quelques détails, on perd l'ensemble, puisque le foyer ne peut convenir à la fois à tous les plans que présente l'épaisseur. Les desmidiées ne peuvent être bien observées que vivantes et de jour. Les détails de l'enveloppe des diatomées sont mieux, saisis à Fétat sec et par l'éclairage d'une lampe. Je préfère aussi ramollir ces objets dans l'eau pour les étudier, plutôt que de les conserver, entre deux lames de verre ou de mica, dans une goutte de térébenthine ou de quelque autre résine liquide qui ne permet pas de bien voir certains petits détails, comme les stries , les cannelures, etc. On laisse sécher à l'air libre ces diverses préparations sur papier, sur mica ou sur verre. Les espèces qui, comme plusieurs Fragilaria, Gaiiioneiia, Frustutia, etc., ne sont pas entourées d'un mucus sensible et qui, en se desséchant, s'exfolient ou deviennent pulvérulentes, demandent à être hu- mectées avec de l'eau légèrement gommée ; mais il faut prendre garde de mettre trop de gomme, car elle produirait une ombre autour des corpuscules desséchés , lorsqu'on les examinerait au microscope. Les Heterocarpelta, Micraslerias et Ciosterium 5 lorsqu'ils ne sont pas enveloppés de mucus, exigent aussi un peu de gomme pour les fixer sur la lame de mica. Les espèces de Gomphonema ou de Cymhophora, qui vivent dans des masses gélatineuses épaisses, forment, en séchant naturellement, des paquets trop compacts qui ne permettent plus de voir la disposition des frustules. Pour bien les étendre sur la lame du mica, il faut soumettre ces petits groupes gélatineux à une pression modérée entre des feuilles de papier à dessécher, avec la précaution de les recouvrir de petits morceaux de papier suiffé qui s'enlèvent aisément lorsque les échantillons sont secs. Cette opéra- tion peut aussi se faire sur place dans un portefeuille. Le papier suiffé, si précieux pour la préparation des algues marines mu- queuses et gélatineuses, se fait en imprégnant de suif fondu une feuille de papier que l'on presse ensuite sous un fer chaud entre plusieurs autres feuilles de papier non collé qui enlèvent le suif surabondant. Quant aux desmidiées et diatomées libres qu'on a recueillies en masse mêlées ausnble ou à la vase des fossés, mares ou flaques que l'on a explo-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2104613x_0284.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)