Introduction à l'étude des éponges fossiles / par E. de Fromentel.
- Fromentel, Edouard de, 1824-
- Date:
- 1859
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Credit: Introduction à l'étude des éponges fossiles / par E. de Fromentel. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![naissables. Ce qui nous confirme encore dans cette opinion , c’est que nous possédons plusieurs Spongitaires du genre Enaulofungia qui se sont développés sur de petites tiges de Gorgones ou d’Isis et en ont conservé l’empreinte, sans qu’à l’état fossile on puisse retrouver trace de ces derniers. Constitution du squelette. — Lorsque le germe qui contient l’Éponge à l’état embryonnaire se dépose et se fixe sur un corps résistant, il ne ren- ferme encore, comme nous l’avons déjà dit plus haut, aucune particule visible qui puisse rappeler les éléments solides qui ,entreront plus tard dans la composition du squelette de l’éponge. Mais peu à peu, sous l’in- fluence de l’absorption des principes minéraux et nutritifs que la jeune Éponge s’assimile, on voit se déposer, dans l’intérieur de la masse sar- coïde, des points cornés, siliceux ou calcaires qui bientôt s’accroissent, s’allongent et prennent une forme déterminée et en rapport avec l’habi- tude extérieure que doit affecter l’animal. Ces particules solides peuvent constituer de petits corps fusiformes, rugueux et rayonnés, auxquels on a donné le nom de spiculés. Ces spiculés restent libres entre eux et séparés ]3ar le sarcoïde, bien que représentant un feutrage épais au milieu duquel sont percés les pores et les autres organes. Quelquefois ils sont unis par le ^ centre ou les extrémités et forment un tissu plus ou moins régulier. Dans tous les cas, les Éponges composées seulement de sarcoïde et de spiculés ne résistent pas à la destruction delà partie animale; elles tombent sous forme de poussière très-ténue qui, dans quelques circonstances, a pu former des sédiments d’une certaine épaisseur. C’est à la présence de ces spiculés que quelques agates doivent, dit-on, cet aspect tout particulier qui leur a fait donner le nom de moussues. Au lieu de se transformer en corps isolés, les particules solides qui se forment au sein des Éponges s’allongent souvent en fibres de nature cornée ou pierreuse, qui s’anastomosent et s’entrecroisent de différentes manières et donnent lieu à des tissus de nature et de formes très-variées composant le squelette des Éponges vivantes ou fossiles. Ces fibres peuvent se développer sans se bifurquer; dans ce cas, elles sont presque toujours traversées à angles droits par d’autres fibres dirigées transversa- lement; mais, le plus souvent, elles se divisent et se soudent çà et là aux fibres voisines, et constituent ainsi des vacuoles dans lesquelles sont percés les porcs et les oscilles.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22415373_0010.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)