Relation de l'Égypte / par Abd-Allatif ... suivie de divers extraits d'écrivains orientaux, et d'un état des provinces et des villages de l'Égypte dans le XIVe. siècle: le tout traduit et enrichi de notes historiques et critiques, par M. Silvestre de Sacy.
- Abd al-Latif al-Baghdadi
- Date:
- 1810
Licence: Public Domain Mark
Credit: Relation de l'Égypte / par Abd-Allatif ... suivie de divers extraits d'écrivains orientaux, et d'un état des provinces et des villages de l'Égypte dans le XIVe. siècle: le tout traduit et enrichi de notes historiques et critiques, par M. Silvestre de Sacy. Source: Wellcome Collection.
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![LIVHE 1. CHAPITRE ],' Page 6. RELATION DE l’ÉGYPTE. particularités remarquables. La première est la grande distance de ses sources à son embouchure ; aucun autre fleuve connu sur la terre n’égale la longueur du cours du TSlil. II doit son origine à des sources qui sortent des monts de la Lune <2>, situés, dit- on , à onze degrés au-delà de la ligne équinoxiale, Oswan, pre- mière place de l’Égypte où le Nil entre dans ce pays, est à la latitude de 22 degrés ~ en-deçà de l’équateur ; et Damiette, le point le plus extrême du même pays, est à la latitude de 3 i degrés — <p. Le Nil court donc, sur une longueur de 43 degrés, à un sixième de degré près, en ligne droite ; ce qui fait environ neuf cents parasanges. Dans ce calcul, on ne tient pas compte des détours et des sinuosités de son cours : si l’on y avoit égard, cela augmenteroit considérablement cette mesure. La seconde particularité à remarquer par rapport au Nil, c’est * que le temps de sa crue est précisément l’époque où tous les autres fleuves diminuent et où leurs eaux baissent. En effet, il commence à croître à l’instant où les jours ont atteint leur plus grande longueur, et le terme où finit sa crue est vers l’équinoxe d’automne ; c’est à cette dernière époque qu’on ouvre les digues, et que ses eaux se répandent sur la terre. Cette circonstance par- ticulière au Nil vient de ce que la crue de ce fleuve est due à des pluies abondantes et continuelles, et à des torrens qui, coulant sans interruption dans cette saison, lui portent leurs eaux. L’été, et la saison des plus grandes chaleurs , sont en effet fépoque des pluies périodiques du premier et du deuxième climat. Le sol de l’Égypte présente aussi quelques singularités dignes * r • d’observation. En général, il ne tombe point de pluie en Egypte, si ce ïi’es't .quelques ondées qui ne méritent pas qu’on y fasse attention tceci est vrai sur-tout du Saïd ; car dans la basse Égypte il tombe de grandes pluies, insuffisantes, cependant pour](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28739619_0032.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)