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Credit: Utérus. Source: Wellcome Collection.
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![molécule à molécule et se trouve expulsée en totalité. La régénération se fait ensuite aux dépens des éléments musculaires et du tissu conjonctif interposé dont les cellules seraient directement métamorphosées en cellules épithéliales. Les altérations débutent au niveau de l’orifice interne du col et gagnent peu à peu le fond de l’organe; les phénomènes de réparation suivent une marche ana- logue, et la muqueuse se trouve] reconstituée dans toute son étendue au bout d'une semaine environ. Contrairement à cette opinion, Engelmann (the American Journal of Obste- trics, VIII. The Mucous Membrane of lhe Utérus), ainsi que Underhill [Edin- burgh Medical Journal, 1875. Note on the Uterine Mucous Membrane of a Woman, ivlio died immediately after Menstruation), soutiennent qu’il n’y a jamais que des excoriations superficielles. L’important travail de Léopold (Studium über die Uterusschleimhaut wàh- rend der Menstruation. In Arch. fur Gynàk, Bd XI, Ileft 1) relate les modifications de la muqueuse aussi bien avant que pendant et après le (lux menstruel. Cette membrane subit à l’approche des règles un epaississernent considérable (6 à 7 millimètres au lieu de 2 à 5) qui disparaît au moment où l’écoulement s’éta- blit; en même temps, sa surface présente des plis ondulés, son tissu paraît comme œdématié, les cellules qu’on trouve assez souvent en voie de multipli- cation par scissiparité se trouvent écartées les unes des autres, les glandes s’allongent et leur fond se dilate. Léopold explique l’hémorrhagie par une stase du sang dans les capillaires, stase qui provient de ce que les veines efférentes ne suffisent pas à remporter le sang accumulé par la fluxion artérielle (le réseau artériel étant beaucoup plus riche que le réseau veineux). Lorsque le tissu s’affaisse après l’hémorrhagie (du cinquième au sixième jour), les glandes se pelo- tonnent sur elles-mêmes en spirale, et les pertes de substance superficielles subies par la muqueuse sont réparées par une prolifération des éléments con- jonctifs et des épithéliums glandulaires. Contrairement à Engelmann etKundrat, il a trouvé des hémorrhagies dans l’épaisseur de la muqueuse, mais pas de dégénérescence graisseuse des éléments. D’après ces recherches, la muqueuse utérine serait constamment en voie d’atrophie ou d’hypertrophie physiologiques (flux et reflux, Léopold). Les données de Wyder (Beilràge zur normalen u. pathol. Histologie der menschlichen Uterusschleimhaut. In Archiv für Gynàk., Bd XIII, Ileft 1) con- cordent sensiblement avec celles de Léopold. Aussi les vues émises par cet auteur étaient-elles généralement acceptées, lorsque les publications récentes de Moricke et de de Sinéty ont remis en question tous les résultats anté- rieurs. Mœricke, partant de cette idée que la mortification d’une muqueuse et sa réfection consécutive représentent des phénomènes essentiellement patholo- giques (Centralbl. für Gynàkologie, 1880, p. 290), pensa que les modi- fications de cet ordre attribuées par les auteurs à la muqueuse utérine pendant la menstruation n’étaient que de simples altérations cadavériques. Il insiste sur ce fait que la couche épithéliale est conservée dans la plupart des endométrites (Buge), rappelle les difficultés que l’on éprouve à se procurer des pièces bien conservées, surtout lorsqu’il s’agit d’un tissu aussi fragile que celui de la muqueuse cataméniale, et, pour éviter toute cause d’erreur, il pratique l’examen de petits lambeaux enlevés directement au moyen d’une curette sur des femmes bien portantes, durant la période des règles.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22449073_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)