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![qui lui sert de soutien et qui appartient au péritoine. L’extrémité de la fimbria creusée en gouttière arrive jusqu’à l’ovaire et se prolonge même un peu sur lui; quand elle n’atteint pas l’organe, elle est continuée jusqu’à lui par le bord libre du ligament infundibulo-ovarien, qui prend l’aspect de la muqueuse tubaire et se garnit de petites franges analogues aux languettes secondaires du pavillon; exceptionnellement enfin, le péritoine peut garder ses caractères habituels dans l’espace laissé libre entre la frange ovarique et l’extrémité externe de l’ovaire. On rencontre quelquefois des pavillons accessoires dont l’existence a été signalée par Richard; ils sont généralement situés au voisinage du pavillon prin- cipal et constitués sur le même type que lui. Ils s’implantent directement sur la trompe ou sur un conduit accessoire perpendiculaire à celle-ci. D’après Richard, cette anomalie se rencontrerait une fois sur six; d’après M. Sappey, une fois sur seize seulement. Il peut exister deux de ces pavillons secondaires sur un même oviducte et Richard en a même vu trois. Le canal de la trompe est remarquable par l’existence de plis que l’insufflation ne fait pas disparaître et qui sont surtout très-nombreux dans l’ampoule, au point d’en remplir la cavité; ils se prolongent jusqu’à la circonférence externe du pavillon. Les artères viennent de l’utéro-ovarienne ; celle-ci fournit entre autres une branche importante qui se porte en dehors en suivant la portion ampullaire de la trompe. Les veines se terminent dans le plexus utéro-ovarien, les lympha- tiques se rendent aux ganglions lombaires; enfin les nerfs très-nombreux émanent des plexus qui accompagnent les vaisseaux. E. Wertheimer. § II. Histologie. Ainsi qu’on le verra par la suite (voy. Utérds [Dévelop- pement]), les voies génitales internes de la femme dérivent des conduits de Müller soudés en un canal unique sur la plus grande partie de leur parcours. Mais les analogies de structure qu’offrent primitivement le vagin, l’utérus et les trompes, en raison de cette origine commune, font place, chez l'adulte, à des différences assez prononcées pour qu’il ne soit plus possible de confondre ces diverses parties dans une même description. D’autre part, la composition histologique de ces organes sera suivie jusqu’à la naissance dans la partie embryologique de l’article (p. 707), et, comme elle ne varie plus guère jusqu’aux approches de la puberté, à cause de l’arrêt de déve- loppement que subit l’appareil génital chez les individus jeunes jusqu’au mo- ment où il doit entrer en fonction, nous n’aurons à décrire ici le conduit uléro- tubaire qu’à partir de l’époque où il est complètement formé et en état d’activité physiologique. Nous étudierons ainsi dans quatre paragraphes séparés : 1° La structure de l’utérus, celle de la trompe et de quelques parties annexes chez l’adulte à l'état de repos (c’est-à-dire en dehors de la menstruation et de la grossesse) 2° Les modifications périodiques de la muqueuse liées à la menstruation. 3° Les modifications de l’utérus et de la trompe pendant la grossesse et après iaccouchement. 4° Les transformations qui caractérisent Yinvolulion sénile de ces parties. § I. Dans ce paragraphe, il sera traité successivement de l’utérus, de la trompe et des ligaments annexes.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22449073_0006.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)