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![fond des sillons ou sur leurs parois (comp. Cornil, Journal de l'anatomie, 1864). Les dépressions alvéolaires que nous avons signalées précédemment sur les parois des sillons, et dans lesquelles débouchent également des follicules glandulaires, viennent encore compliquer la disposition générale. La tunique musculeuse, qui mesure 0nim,78 au niveau du corps, s’épaissit progressivement pour atteindre 5 millimètres ai^ niveau du col. Les faisceaux qui la composent forment un lacis tellement inextricable sur la coupe qu’ils échappent pour ainsi dire à toute description. Dixième mois lunaire. Fœtus à terme. Chez le fœtus à terme, la trans- formation muqueuse, dont il est facile de se rendre compte aussi bien sur les pièces traitées par le liquide de Muller que sur celles fixées par l’alcool, s’est •étendue à toute la cavité du col, ainsi que le développement des follicules glan- dulaires: le bouchon muqueux remplit le canal cervical dans toute sa longueur. Les sillons des arbres de vie (lmm,5 à 2 millimètres de profondeur) avec leurs ■nombreux follicules se rapprochent beaucoup sur la coupe de l’aspect qu’ils présentent chez l’adulte. Sur une nouveau-né, dont l’utérus mesurait une longueur totale de 53 milli- mètres (dont 9 pour le corps et 24 pour le col), la muqueuse du corps, séparée par une limite nette de la tunique musculeuse, était épaisse de 750 g. Sa face interne était sillonnée de dépressions irrégulières répondant à des saillies de la paroi opposée, mais on n’y remarquait aucune involution épithéliale méritant, à proprement parler, le nom de glande du corps de l’utérus (comp. Guyon, \loc. cit.], et de Sinéty [Traité de gynécologie. Paris, 1879]). L’épithélium de l’utérus, d’une hauteur de 20 à 25 g dans le corps, s’épaissit notablement dans la région cervicale (45 à 50 u), en même temps qu’il y subit la transformation muqueuse que nous avons signalée chez le fœtus précédent. Il est à remarquer d’autre part que l’épithélium prismatique de l’utérus, aussi bien du corps que du col, est entièrement dépourvu de cils vibratiles à l’époque de la naissance, alors que dans le tube laryngo-trachéal, et même dans l’œso- phage, on constate des éléments ciliés dès le quatrième mois de la vie intra- utérine : c’est là certainement un des points les plus intéressants de l’histoire du développement de l’épithélium utérin. Nous rappellerons que Guyon (thèse de Paris, 1858) dans une note communiquée par M. Robin, de Sinéty (Société de biologie, 1875), et Moricke(Zeitschrift fur Geburtsk., Bd. Vil), avaient déjà signalé l'absence de cellules ciliées dans la muqueuse de l’utérus à la naissance. La transformation muqueuse de l’épithélium du col a été très-exactement décrite par Moricke (Zeitschrift f. Geburtsk., Bd. Vil). D’après cet auteur, l'épithélium du col différerait de celui du corps par sa longueur plus considé- rable (24 à 65 p au lieu de 16 à 20 g), par le siège du noyau qui occupe le tiers inférieur de la cellule au lieu de la partie moyenne, et enfin parce que, dans les cellules du col, le noyau seul fixe le picrocarmin, tandis que le protoplasma des cellules du corps est lui-même coloré. Nous ajouterons que cette modification de l’épithélium du canal cervical ne persiste pas longtemps après la naissance, ainsi que nous avons pu le constater sur plusieurs enfants des premiers mois ; les cellules épithéliales reviennent à leurs dimensions et à leur structure primitive. Ce fait coïncide avec la disparition du bouchon muqueux. Le passage de cet épithélium muqueux à l’épithélium pavimenleux stratifié de la portion vaginale, absolument net et tranché sur les nouveau-nées que nous](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22449073_0071.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)