Volume 1
Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin.
- Follin, François Eugene.
- Date:
- 1861-1888
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin. Source: Wellcome Collection.
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![iuigiens anglais, et Syme surtout, insistent sur un régime végétal et fari- neux. Les malades seront confinés au lit. C’est surtout pour la gangrène spontanée qu’a été agitée la question de l’amputation. Rien d’absolument fixe ne peut être soutenu dans ce cas, mais la statistique semble être favorable à l’expectation. Ainsi les auteurs du Compmdium de chirurgie, relevant des faits de gangrène spontanée ob- servés par François et par d’autres, ont trouvé, sur 8 cas pour lcsquols on s’est décidé à faire l’amputation, 5 morts et 3 guérisons, tandis que sur 11 malades qui ont été abandonnés à eux-mêmes il n’y eut qu’un soûl mort et 10 guéris (1). Ces chiffres parlent assez haut contre les amputa- tions. que quelques chirurgiens pratiquent encore ; car dans la gangrène sénile du pied on a récemment proposé d’amputer la cuisse tout à fait en haut. Cette pratique a réussi, dit-on, à Garlike, à James (d’Exeter), et à quelques autres encore (2). L’amputation ne doit être que très rarement pratiquée dans la gangrène spontanée. L’état des artères est très défavorable à la ligature et en même temps à la vitalité du moignon. Il faut savoir attendre, en fortifiant la constitution souvent épuisée du malade et en prenant toutes les précau- tions locales pour éviter la mauvaise odeur et les suppurations fétides. Si, au bout d’un certain temps, les parties molles se détachent de l’os de façon à laisser entre le mort et le vif un pont d’os nécrosé, on se trouvera bien de couper cet os à ce niveau. L’exfoliation de la nécrose qui reste se fera lentement et sans accidents. Si l’on croyait devoir se décider à une amputation dans les parties molles, ce serait après avoir épuisé tous les moyens locaux et généraux qui permettent de se borner à l’expectation. Dans ce cas, il faudrait tou- jours attendre la limitation parfaite de] la gangrène. 4° Gangrène par inflammation. Si l’on admet que les phénomènes inflammatoires se passent dans le système capillaire, on doit placer, après les gangrènes que nous venons de décrire, celle qui succède à certaines inflammations franches. Il est permis de penser qu’il se fait là une oblitération d’un certain nombre de capillaires, peut-être même de quelques petites artères, cl que le splia- cèle est le résultat de cet arrêt dans la circulation. Étiologie. — C’est la violence dç l’inflammation qui est souvent la cause de la gangrène; mais chez certains individus débililés, les inflammations les plus légères ont une grande tendance à se terminer par sphacèle. 11 faut aussi tenir compte ici du faible degré de vitalité de certains tissus. Dans les vives cl profondes inflammations des membres, on s’est de- mandé quel rôle pouvaient jouer les aponévroses pour favoriser ou non le développement de la gangrène. Quesnay, dans divers passages de son (1) Loc. cil., t. I, p. 251. (2) Erichsen, Science and Art of Surgery, p. 339.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28119770_0001_0118.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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