Volume 1
Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin.
- Follin, François Eugene.
- Date:
- 1861-1888
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin. Source: Wellcome Collection.
177/808 page 165
![leurs possible (le vaincre. On a souvent ouvert les kystes avec un caustique, potasse ou pâte de Vienne, et après l’ouverture on a également cautérisé la surface interne de la poche. Nous pensons que dans un bon nombre de cas, on agit mieux et plus vite : 1° en ouvrant le kyste avec le bistouri; 2 faisant couler le liquide par une douce pression; et 3° cautérisant avec un caustique métallique et à action lente la paroi interne du kyste. Nous faisons souvent usage dans ce but de pâte au chlorure de zinc. Les kystes séreux du] plancher de la bouche, lorsqu’ils n’atteignent pas un volume considérable, sont facilement détruits par ce procédé. Après avoir ou- vert ces kystes sublingaux, nous laissons sortir au dehors le liquide gluant qu’ils contiennent ordinairement. Puis nous introduisons dans le kyste une couche de pâte au chlorure de zinc d’un millimètre d’épaisseur, et nous soutenons le tout avec quelques boulettes de charpie. Au bout d’une heure, on retire le pansement. Toute la surface interne du kyste est détruite; on laisse l’eschare se détacher, et à sa chute on trouve une sur- face couverte de bourgeons charnus; la guérison s’obtient ainsi par seconde intention. cl. Le séton avec des fils ordinaires ou même avec des fils métalliques a été assez souvent conseillé dans le traitement de certains kystes séreux. On traverse la poche avec le séton; on laisse le liquide s’écouler peu à peu, et, au bout de quelques jours, la surface interne du kyste s’échauffe, s’enflamme, suppure, et finit par se recouvrir de bourgeons charnus qui servent plus tard à l’occlusion de la cavité morbide. Mais c’est là une méthode longue et peu sûre, qu’on réserve seulement pour quelques cas exceptionnels. e. C’est au traitement par les injections irritantes qu’on a souvent re- cours quand il s’agit de kystes séreux, mais il faut que le liquide ne soit pas trop épais et qu’il, ne renferme point de matériaux solides, comme des caillots sanguins, etc.; il faut encore supposer que la cavité du kyste Pourra facilement revenir sur elle-même. On aurait peine à concevoir l’action d’une injection iodée dans un kyste séreux développé dans l’inté- rieur d’un os. Cependant 1 état visqueux, presque colloïde, du contenu du kyste n’est pas un obstacle absolu à l’emploi des injections; mais, pour enlever 00 CIU1 reste adhérent aux parois de la poche après la ponction, il convient de laver cette cavité avec de l’eau. On pousse donc à plusieurs reprises dans le kyste de l’eau ordinaire, on la laisse s’écouler au dehors, et, après plusieurs lavages successifs, la surface séreuse de la poche morbide est apte a subir l’action irritante du liquide. C’est ainsi que Denonvilliers est parvenu a guérir par l’injection iodée certaines grenouillettes qui con- tenaient un liquide très visqueux; c’est en suivant son exemple que nous sommes parvenu à oblitérer un kyste du genou, dont le liquide gélati- neux ne sortait que difficilement. Un grand nombre de liquides ont été proposés pour servir à ces injec- tions; on a surtout employé des liquides alcooliques, des teintures, des](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28119770_0001_0177.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image