Volume 1
Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin.
- Follin, François Eugene.
- Date:
- 1861-1888
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin. Source: Wellcome Collection.
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![gédéniques. L’époque moyenne d’apparition de cette syphilide varie d’une à cinq années. 3° Alopécie. En même temps que se manifestent les formes les plus précoces de la syphilis cutanée, quelquefois même avant la roséole, on constate une chute abondante des cheveux; il suffit d’exercer la plus légère traction sur ces poils pour en faire tomber une abondante quantité. Il importe de constater que cette sorte d’alopécie est distincte de celle qui arrive lors- qu’il existe sur le cuir chevelu des lésions secondaires, ou, dans les os du crâne, des périostoses et des exostoses. Ces tumeurs, en effet, peuvent exercer sur les bulbes pileux une compression destructive. L’alopécie indépendante des éruptions secondaires est quelquefois gé- nérale; mais, dans d’autres cas, la chute des poils se fait par ilôts, ou reste limitée aux régions temporales. Cette calvitie est alors différente de la calvitie ordinaire, qui existe à la partie supérieure et moyenne du crâne. On voit, mais plus rarement, l’alopécie se manifester dans les sourcils, dans la barbe et sur le reste du corps; Vidal a cité un cas d’alopécie géné- rale. Les poils tombent souvent sans être altérés, mais, dans quelques cas, ils sont secs, cassants, lanugineux; leur couleur a perdu la pureté de son ton, et, s’ils sont noirs, la formation pigmentaire a diminué, Du reste, on trouvera des détails'intéressants sur ce dernier point dans un article de Sigmund (1). 4° Plaques muqueuses. La plaque muqueuse a reçu différents noms : papule muqueuse, tubercule muqueux, tubercule plat, pustule muqueuse, pustule plate. Quelques auteurs l’ont décrite avec les syphilides, les uns la plaçant avec les papules, les autres avec les tubercules, d’autres enfin avec les pustules. Sans nier les analogies que cet accident présente avec les syphilides, manifestations d une même diathèse, nous croyons devoir décrire la plaque muqueuse dans un article spécial, et la dénomination que nous lui donnons nous paraît avoir l’avantage de ne pas préjuger la lésion élémentaire qui la constitue. Les dissidences auxquelles cet accident a donné lieu n’ont pas unique- ment porté sur ce point : quelques auteurs, Lagneau, Gibert, Cazenave, ont distingué les tubercules muqueux en primitifs et secondaires, tandis que pour 1 école du Midi et celle de Lyon, la plaque muqueuse est tou- jours un accident secondaire. Nous avons déjà dit que la vérole était tou- jours précédée d’un chancre ; la plaque muqueuse est donc pour nous un accident toujours secondaire, ce qui ne l’empêche pas d’être très contagieuse. (1) Bemerkungen über Kranlcheitserscheinungen an den Haaren bei Syphilis [Remarques sur les apparences morbides des cheveux dans la syphilis] (Œslorreich Zeitschrift f prakt Heilkunde, 1839, n° 37).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28119770_0001_0699.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)