Volume 1
Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin.
- Follin, François Eugene.
- Date:
- 1861-1888
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin. Source: Wellcome Collection.
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![7.16 montrant plus ou moins longtemps après le chancre syphilitique chez des individus mercurialisés, sont des formes de l’hydrargyrosc chronique. bu La syphilis pure est facile à guérir dans toutes ses formes, et n’a pas de récidives (excepté les blennorrhagies), pourvu qu’il n’y ail pas une dyscrasie mercurielle. Par contre, quelques formes de l’hydrargyrose considérées jusqu aujourd’hui comme des accidents secondaires et ter- tiaires de la syphilis, ne guérissent quelquefois jamais ; quand ces formes s améliorent, 1 amélioration s’obtient difficilement, et encore on observe- souvent des récidives. :> La syphilis, traitée sans mercure, met beaucoup moins de temps à guérir que si l’on emploie cet agent thérapeutique. 6 Le mercure n est pas un spécifique; l’iodure de potassium, au contraire, a cette propriété, et guérit l’hydrargyrose, c’est-à-dire l’en- semble des accidents appelés jusqu’ici secondaires et tertiaires. 7 L’action de l’iodure de potassium consiste dans la propriété qu’il possède d’éliminer le mercure. Pai tant de cette opinion que l’iodure de potassium est un antidote dit mercure, J. Hermann a fait examiner l’urine de six malades qui, soumis auparavant à la médication mercurielle, prenaient de l’iodure de potas- sium au moment de l’examen. On trouva des traces manifestes de mer- cure, ebez le premier malade, des traces incertaines chez le deuxième et le quatrième, et rien chez les trois autres. Waller (1) (de Prague) a voulu vérifier l’opinion des antimereurialisles. sur l’influence présumée de l’iodure de potassium, et, k cet effet, il a analysé l’urine de huit malades traités par le mercure seul; or celle urine contenait ce médicament sans que l’iodure de potassium eût élé administré. Cette excrétion du mercure commence quelque temps après le début du traitement, et continue pendant une période indéterminée. Jamais ce syphilographe distingué, dans les cas où il donna le mer- cure, n’a observé aucun des symptômes de Yhydrargyrose. 2° Traitement par l’iodure de potassium des accidents tertiaires. Si le mercure fait disparaître d’une façon très manifeste certains sym- ptômes de la syphilis, l’efficacité de cet agent thérapeutique n’est pas aussi complète pour tous les accidents de cette maladie. La syphilis dite tertiaire résiste aux diverses préparations mercurielles, et c’est contre elle que réussit surtout l’iodure de potassium. Ce médicament a été employé pour la première fois en Italie, par Brera, en 1822 ; mais sou emploi était passé inaperçu lorsqu’on 1836 Wallace (de Dublin), dan- une leçon célèbre, fit connaître la valeur de cet agent (2). Bicord a (1) lieitrüge zur Lüsung einiger Streilfragen in cler Syphilidoloyic [Contributions à la solution de quelques questions controversées en syphilidologie] (Viager Viertcljahrsschrifl, vol III). (2) Journal des connaiss. médico-chirurg., t. IV, p. 157 (traduction).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28119770_0001_0768.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)